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London Market Group (LMG)

Instance commune du marché de Londres, où le Lloyd's, la LMA, l'IUA et la LIIBA parlent d'une voix pour promouvoir la place et porter les chantiers qu'aucun ne mène seul.

Définition

En 2014, le London Market Group publie London Matters, une étude qui chiffre la place, ses primes, sa part du risque de spécialité mondial, et surtout ce qu'elle perd face à Singapour, aux Bermudes et à Zurich, avec un coût de placement jugé trop élevé. Le groupe répond à un problème de structure. Le marché de Londres a deux moitiés, les syndicats du Lloyd's et les compagnies, et trois familles d'acteurs qui ont chacune leur association : la LMA pour les agences de gestion, l'IUA pour les compagnies, la LIIBA pour les courtiers, sans compter la Corporation du Lloyd's elle-même. Sur une clause type, chacun peut avancer seul. Sur la promotion de la place devant le gouvernement et les régulateurs, ou sur un chantier qui ne marche que si tout le monde s'y met, comme les données de placement, il faut une table commune, et le LMG est cette table. Il a porté un programme de modèle opératoire cible, le TOM, qui visait à faire saisir une fois les données d'un risque pour toute la chaîne, et que le LMG a clos en 2019 et dont le Lloyd's a repris le fil dans Future at Lloyd's, puis Blueprint Two. Le groupe ne réglemente rien et ne lie personne. Son poids dépend de l'accord de ses membres, et il se voit surtout quand les courtiers et les souscripteurs, dont les intérêts divergent sur le coût du changement, acceptent de signer le même texte. Quand ils ne s'accordent pas, le chantier recule d'une année. À ne pas confondre avec la Lloyd's Market Association ou l'IUA, qui parlent chacune pour une moitié du marché, ni avec la Corporation du Lloyd's, qui a le pouvoir d'imposer.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
London Market Group (LMG) : illustration de la fiche Marchés du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école sur la saisie unique : un risque placé auprès de douze marchés est ressaisi par chacun, à 15 minutes par saisie, soit 12 × 15 = 180 minutes. Si le courtier saisit une fois les données communes en 20 minutes et que chaque marché ne fait que valider en 2 minutes, le total tombe à 20 + 12 × 2 = 44 minutes. Le gain, 136 minutes par risque, revient surtout aux souscripteurs, alors que le courtier en porte le coût : c'est ce partage qu'il faut négocier à la table commune.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

LMG, London Market Group, groupe du marché de Londres, London Matters

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