LIIBA (London & International Insurance Brokers' Association)
L'association des courtiers qui placent sur le marché de Londres, au Lloyd's comme auprès des compagnies ; elle parle pour eux devant le Lloyd's, l'IUA, la LMA et les régulateurs.
À partir de 2018, le Lloyd's fixe des objectifs trimestriels de risques placés par la plateforme électronique, et ce sont les courtiers qui saisissent le risque, ouvrent le dossier et relancent les suiveurs. Le changement leur coûte d'abord, à eux, et c'est par la LIIBA qu'ils le disent. L'association réunit les courtiers qui placent à Londres, au Lloyd's comme sur le marché des compagnies, des grands groupes aux spécialistes du gros. Elle tient en face d'elle la LMA, qui parle pour les agences de gestion, l'IUA, qui parle pour les compagnies, et la Corporation du Lloyd's, et elle siège avec elles au London Market Group. Ses dossiers sont ceux du métier vu côté courtier : la rédaction des contrats de place et des standards de données, les règles de délégation qui pèsent sur les courtiers coverholders, le calendrier et le coût des chantiers de modernisation, l'accès aux marchés étrangers et le traitement des fonds de primes en transit. Devant la FCA, elle défend aussi la façon dont un courtier de gros, qui ne voit jamais l'assuré final, doit appliquer les règles de conduite pensées pour la vente au détail. Les intérêts du courtier et du souscripteur se rejoignent sur la vitesse et le coût du placement. Ils divergent sur qui paie le changement et sur qui tient les données, et c'est là que la LIIBA pèse, parce qu'un standard que les courtiers ne saisissent pas reste lettre morte. À ne pas confondre avec le courtier accrédité du Lloyd's, qui est un statut individuel donné par la Corporation, ni avec la Lloyd's Market Association, qui défend l'autre côté de la table.
Cas d'école : un courtier place 400 risques au Lloyd's sur un trimestre, sous un objectif de 80 % par la plateforme, soit 320 risques. Il en passe 290 ; son taux est de 290 / 400 = 72,5 %, et il lui manque 30 risques. Si chaque saisie électronique lui coûte 10 minutes de plus que le papier, les 320 risques exigés représentent 3 200 minutes, plus de 53 heures de travail par trimestre, que le courtier paie seul tant que le gain reste chez le souscripteur.
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