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Plafond de ratio sinistres à primes

Limite qui borne l'engagement du réassureur sur un traité proportionnel à un multiple des primes cédées.

Définition

Le plafond de ratio sinistres à primes borne ce qu'un traité proportionnel peut coûter au réassureur, en fixant son engagement maximal en pourcentage des primes cédées. Avec un plafond à 130 pour cent, il ne paiera jamais plus de 1,30 euro de sinistre par euro de prime reçue, quelle que soit la sinistralité réelle. Au-delà, tout revient à la cédante. Sans plafond, l'engagement d'un proportionnel n'a pas de limite. Une quote-part suit la sinistralité jusqu'au bout, et un événement extrême ou une dérive de souscription peut coûter au réassureur plusieurs fois la prime encaissée, une exposition que son propre modèle de capital doit savoir chiffrer. Le plafond la rend finie. Le prix est lourd pour la cédante, qui perd sa protection précisément dans le scénario où elle en a le plus besoin. Par le haut, le traité proportionnel se met alors à ressembler à un excès de sinistre inversé. Le plafond change complètement la valeur économique du traité, et on le regarde avant le taux de commission.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Plafond de ratio sinistres à primes : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Une quote-part cyber de 2026 cède 40 pour cent d'un portefeuille de 90 millions d'euros de primes, avec un plafond à 150 pour cent. Un événement de chaîne d'approvisionnement porte le ratio brut à 215 pour cent. Le réassureur paie 54 millions, soit 150 pour cent des 36 millions cédés. La cédante supporte les 23,4 millions restants au titre de sa part cédée, en plus de sa propre rétention, pour un total net qu'elle n'avait pas modélisé.

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Termes associés
Également connu sous

Loss ratio cap, Cap de sinistralité, Plafond de sinistralité, Loss cap

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