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Plan de réponse à incident

Document écrit qui fixe les rôles, l'arbre de décision et les contacts hors ligne d'une entreprise face à un incident cyber, y compris l'assureur et son panel, et que le questionnaire de souscription interroge presque toujours.

Définition

Le plan de réponse à incident est le document écrit qui dit qui fait quoi quand une alerte devient un incident. Il nomme le responsable de crise et son suppléant, la cellule de décision, et pose l'arbre de décision (isoler ou observer, couper Internet, payer ou non, notifier ou non). Il fixe aussi les seuils qui font basculer vers la notification de l'article 23 de la directive (UE) 2022/2555 ou de l'article 33 du règlement (UE) 2016/679, et les contacts. Le 3 avril 2025, le NIST (National Institute of Standards and Technology) publie la révision 3 de sa publication spéciale SP 800-61, qui remplace le guide de traitement des incidents de 2012 (révision 2). Elle rattache la réponse à incident aux six fonctions du Cybersecurity Framework 2.0. Les contacts sont le maillon faible. Un plan stocké sur le serveur de fichiers chiffré ne s'ouvre plus. Il doit exister imprimé et hors du domaine, avec le numéro de déclaration de l'assureur, celui du breach coach et du prestataire d'investigation sous contrat, et la marche à suivre pour la plainte. Le questionnaire de souscription cyber demande en général si un plan existe et s'il a été testé. Répondre oui sur un plan jamais exercé est une déclaration de risque inexacte, qui expose l'assuré aux sanctions de la fausse déclaration, de la réduction proportionnelle à la nullité selon sa bonne ou sa mauvaise foi. Au sinistre, l'effet est plus diffus qu'une exclusion. Sans plan, l'assuré appelle un prestataire hors panel, engage des frais sans accord préalable, restaure avant de préserver les journaux ; chacun de ces gestes donne à l'assureur un argument de réduction sur les frais de réponse à incident. Le souscripteur lit donc le plan comme un indice de la durée probable de l'arrêt, et le dernier exercice de crise comme la preuve qu'il tient. Une nuance : l'absence de plan ne fait pas tomber la garantie à elle seule quand le questionnaire n'en disait rien.

Ses 9 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Plan de réponse à incident : illustration de la fiche Cyber du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : une clinique fictive coche « plan testé » en mars. En septembre, un rançongiciel chiffre le domaine, et le plan, rangé sur le partage réseau, est illisible. La direction appelle un prestataire hors panel à 2 400 euros par jour au lieu de 1 600 : sur 20 jours, l'écart atteint 16 000 euros, que l'assureur refuse. L'expertise montre que le plan n'avait jamais été exercé ; l'assureur invoque la déclaration inexacte et propose une réduction proportionnelle, au rapport de la prime payée à la prime due.

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Termes associés
Également connu sous

PRI, plan de réponse aux incidents, plan de gestion des incidents de sécurité, procédure de réponse à incident, plan de réponse cyber, playbook de réponse

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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

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