Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Qu'est-ce qui change réellement entre les essais mécaniques et les essais de mise en service, et pourquoi la distinction compte-t-elle davantage que la difficulté technique de chacun ?
L'installation reçoit pour la première fois l'énergie qu'elle est faite pour transformer, alors qu'une partie de ses protections a été inhibée pour permettre la montée en charge : la nature du risque change, pas seulement son intensité
Un incident d'essai mécanique reste généralement local parce que rien ne circule encore ; à la mise en service, l'énergie réelle arrive sur une installation dont les sécurités sont les moins actives, et c'est cette conjonction qui fait la sinistralité de la période. La réponse sur la responsabilité anticipe un basculement qui n'a pas eu lieu : l'ouvrage appartient encore à l'entrepreneur au sens des risques pendant la mise en service, et c'est précisément ce qui rend délicate la présence d'équipes mixtes. Celle sur la valeur en place retient un fait exact du module précédent, le pic d'exposition, mais il est atteint dès la fin du montage et ne distingue pas les deux étages. Celle qui place les essais mécaniques hors garantie est la plus dangereuse en pratique parce qu'elle sonne juste : la fenêtre d'essais court à compter du PREMIER essai quelle qu'en soit la nature, rotation à vide comprise, et croire qu'elle s'ouvre à la montée en charge fait perdre des semaines de garantie sans que personne ne s'en aperçoive.
Fiche du glossaire · tous-risques-montage-ear2. Une installation ne casse pas, fonctionne, et produit huit pour cent de moins que ce qui était garanti. Pourquoi la police n'y a-t-elle aucune part ?
Parce qu'il n'y a pas de dommage, et qu'une assurance couvre un aléa subi et non une promesse non tenue : le manque relève du contrat de fourniture, en pénalités de performance ou en réfaction de prix
Un équipement qui casse est un dommage, un équipement qui déçoit est une inexécution, et ces deux flux d'argent ne se rejoignent jamais. La réponse qui raisonne en franchise suppose le problème résolu : elle admet que l'on est dans le champ de la police et discute un seuil, alors que rien n'y est entré. Celle qui qualifie la sous-performance de dommage immatériel non consécutif emploie un vocabulaire juste et le place au mauvais endroit, puisque ce raisonnement décrit l'articulation d'une garantie financière avec un dommage matériel, quand ici il n'existe aucun dommage à articuler. Celle qui parle de matériel déjà mis en service invoque une restriction de matière réelle, celle qui écarte le matériel d'occasion, et la détourne : une installation neuve en cours d'essais n'est pas du matériel déjà mis en service commercial.
Fiche du glossaire · contrat-aleatoire3. Un échangeur endommagé pendant les essais a été réparé aux frais de la police. L'essai de performance qui suit mesure un rendement inférieur à la garantie, et le fournisseur soutient que la machine réparée n'est plus la sienne. Qu'est-ce qui décide de l'issue ?
La possibilité d'établir que le manque procède du dommage plutôt que d'une conception qui n'aurait de toute façon pas tenu, ce qui repose sur des mesures faites AVANT le dommage et que personne ne pense à conserver
C'est la zone où ni le fournisseur ni l'assureur ne veut entrer, et les deux ont un argument : l'un dit que la machine n'est plus la sienne, l'autre qu'une sous-performance n'est pas un dommage. Trancher suppose un lien de causalité, donc une comparaison, donc des mesures antérieures. La réponse qui s'attache à l'auteur de la réparation décrit une pratique contractuelle fréquente et la présente comme la règle, alors qu'elle ne fait que déplacer la même discussion. Celle qui raisonne en seuil de coût invente un mécanisme de remplacement réputé qui n'existe pas. Celle qui fait absorber la sous-performance par l'antériorité du dommage commet l'erreur symétrique de celle du fournisseur : l'antériorité n'est pas la causalité, et une conception insuffisante reste insuffisante quoi qu'il soit arrivé entre-temps.
Fiche du glossaire · dommage-materiel-direct4. Un essai de performance échoue. Il faut reprendre, modifier, réessayer, et la mise en service est décalée de six mois. La garantie de perte d'exploitation anticipée répond-elle ?
Non : elle exige un dommage matériel garanti à l'origine du décalage, et une contre-performance n'en est pas un. Le retard est réel, il coûte, et seule une compensation contractuelle auprès du fournisseur est possible
La garantie de retard est adossée au dommage matériel : elle ne se déclenche pas sur le retard, elle se déclenche sur le dommage qui le cause. La réponse qui fait du décalage le fait générateur décrit exactement ce que l'intitulé de la garantie laisse croire, et c'est pour cela qu'elle est la plus fréquente. Celle qui raisonne en franchise temporelle accorde d'abord le principe pour discuter ensuite le calcul, ce qui est l'ordre inverse du raisonnement utile. Celle qui refuse pour une autre raison arrive à la bonne conclusion par un chemin faux, et c'est une erreur plus coûteuse qu'une mauvaise conclusion, parce qu'elle se transporte : la garantie se compte JUSTEMENT à partir de la date de mise en service prévue au contrat, et l'appliquer telle quelle à un dossier où un dommage matériel existe conduirait à refuser une indemnité due.
Fiche du glossaire · perte-exploitation-anticipee-alop5. Pendant les essais de mise en service, une manoeuvre erronée endommage un compresseur. Les essais étaient conduits par une équipe mixte, personnel de l'entrepreneur et opérateurs de l'exploitant en formation. Pourquoi la responsabilité se discute-t-elle si mal ?
Parce qu'aucune des deux organisations n'a le contrôle exclusif de l'installation à ce stade : elle relève encore de l'entrepreneur au sens des risques et elle est déjà opérée en partie par ceux qui l'exploiteront
Le partage du contrôle est ce qui rend ces dossiers pénibles, et il est voulu : on ne peut pas former des opérateurs ailleurs que sur leur installation. Placer la réception dès un essai de mise en service réussi confond deux choses vraies séparément : un essai réussi déclenche fréquemment la réception, mais il s'agit de l'essai de PERFORMANCE. Celle qui invoque la renonciation à recours décrit un mécanisme qui produit l'effet inverse de ce qu'elle en tire : la renonciation évite précisément que la question soit tranchée entre co-assurés, et loin d'empêcher l'indemnisation, elle la simplifie. Celle qui fait répondre l'employeur du personnel en formation tranche par le lien de préposition, ce qui est un raisonnement solide en soi, et néglige que ce personnel agit sous la direction technique de l'entrepreneur, qui conduit l'essai.
Fiche du glossaire · responsabilite-du-fait-d-autrui