Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Dans le cas travaillé, la cédante déclare un évènement unique et fixe l'heure de départ au 3 mars à 02h10, avec une fenêtre de cent soixante-huit heures. La seconde vague frappe du 12 au 14 mars. Quel est le sort de cette seconde vague ?
Elle tombe hors fenêtre, qui s'est refermée le 10 mars à 02h10, et aucune position de la fenêtre ne pouvait sauver les deux vagues
Cent soixante-huit heures font sept jours, et onze jours séparent le 3 du 14 mars : aucune position de la fenêtre ne couvre les deux vagues. C'est une question d'arithmétique, pas de qualification, et c'est ce qui la rend imparable. L'unité de l'attaque, invoquée par l'intuition la plus naturelle, est un fait du monde ; la fenêtre est un fait du contrat, et c'est lui qui décide. Déplacer l'heure de départ au 12 mars ne fait que choisir l'autre vague, celle qui coûte 9 millions au lieu des 22 de la première. Le travail utile n'est donc pas de plaider l'unité, qui est perdue d'avance sur la chronologie, mais de chercher si la seconde grappe peut s'agréger avec d'autres sinistres de sa propre semaine.
Fiche du glossaire →2. Toujours dans le cas travaillé : premier évènement de 22 millions, second de 9 millions, priorité de 10 millions, portée de 30 millions. Que conserve la cédante, et que croyait-elle conserver ?
Elle conserve 19 millions sur 31, alors qu'elle croyait en conserver 10 : le premier évènement recouvre 12, le second n'atteint jamais sa propre priorité
Le premier évènement cède 22 millions, dont 12 recouvrés au-delà de la priorité de 10. Le second, à 9 millions, n'atteint jamais sa propre priorité et reste intégralement conservé. Total conservé, 10 plus 9, soit 19 millions sur 31 cédés. L'écart avec les 10 millions attendus découle directement d'une chronologie que personne n'a regardée avant de déclarer ; la tarification n'y est pour rien. La réponse à 20 millions raisonne juste sur le principe, deux évènements paient deux priorités, mais applique ce principe à un second évènement qui n'atteint pas la sienne : on ne paie pas une priorité, on conserve tout ce qui reste en dessous.
Fiche du glossaire →3. Le cas mentionne que l'éditeur a été compromis le 14 janvier, six semaines avant le chiffrement. Pourquoi cette date est-elle le vrai piège du dossier ?
Parce que si la rédaction ancre l'évènement sur la cause et non sur la manifestation, la fenêtre a couru du 14 au 21 janvier et s'est refermée six semaines avant le premier dommage
Dans ce cas, les 31 millions seraient conservés en totalité, sans qu'aucune exclusion ait été invoquée ni aucune garantie refusée. C'est ce qui rend ce défaut si difficile à repérer : il ne ressemble à rien de ce que l'on surveille dans un dossier de sinistre. Et l'asymétrie est cruelle, parce que remonter à la cause paraît plus généreux : une fenêtre est une durée qui court, et son point de départ ne dit pas jusqu'où l'on remonte, il dit quand elle expire. Cette phrase-là se négocie au placement et jamais au sinistre, où la chronologie est déjà fixée et la rédaction déjà signée.
Fiche du glossaire →4. Le module oppose deux horloges. Le délai de carence court sur chaque assuré, la fenêtre d'agrégation sur le portefeuille. Quelle est la conséquence pratique ?
Rien ne les synchronise, et l'écart se creuse sur les dossiers les plus lourds, ceux dont l'interruption est la plus longue
Les deux clauses sont cohérentes prises séparément, ce qui explique que personne ne les rapproche : le décalage n'apparaît qu'en les lisant ensemble. Un assuré dont l'interruption commence tard dans la fenêtre voit sa carence courir alors que la fenêtre se referme, et la part indemnisable de son sinistre peut se situer entièrement hors de l'évènement cédé. Ce sont les interruptions longues qui sont les plus exposées, c'est-à-dire les sinistres pour lesquels le traité avait été acheté. La réponse qui invoque une compensation en moyenne est la plus tentante et la plus fausse : un décalage qui frappe systématiquement les dossiers les plus lourds ne se compense pas, il se concentre.
Fiche du glossaire →5. Le module retient qu'un évènement unique économise une priorité mais ne consomme qu'une portée. À partir de quand découper en deux évènements rapporte-t-il davantage ?
Dès que le sommet non protégé, au-delà de la priorité augmentée de la portée, coûte plus cher que la seconde priorité
Tant que le sinistre tient sous le sommet de la tranche, un évènement unique recouvre tout ce qui dépasse la priorité, et découper ne ferait qu'ajouter une seconde priorité à conserver. Au-delà du sommet, la portée plafonne le recouvrement et le surplus reste entièrement conservé : c'est ce surplus que le découpage va chercher, en le faisant tomber dans une seconde tranche qui a sa propre portée. Le découpage ne rapporte que si ce surplus dépasse la seconde priorité, et si chaque vague atteint la sienne : l'arbitrage se chiffre donc à chaque fois, et la réponse qui l'exclut par principe ignore le plafonnement. Reste ce que ce module ne dit pas encore et que le module sur la reconstitution ajoutera : un second évènement consomme aussi une seconde reconstitution, et le bon objectif se compte sur l'année, pas sur ce seul sinistre.
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