Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Pourquoi un délai de carence ne se compare-t-il pas à une franchise en montant, même exprimé dans le même tableau d'offres ?
Parce qu'il ne réduit pas l'indemnité, il SUPPRIME le sinistre : si la garantie ne joue qu'après vingt-quatre heures, aucun incident de dix-huit heures n'ouvre le moindre droit, et ces incidents sont les plus nombreux
Un abattement laisse un sinistre indemnisable pour ce qui dépasse ; un couperet élimine une classe entière d'évènements, et ce sont ceux dont la fréquence est la plus forte. C'est ce qui rend le délai si mal compris et si mal comparé. La proposition sur l'unité de mesure décrit une gêne réelle et surmontable, puisque la conversion se fait précisément avec la marge horaire, que le module demande d'établir. Celle sur l'ordre d'application discute une mécanique de calcul qui suppose déjà le sinistre entré dans la garantie. Celle qui limite la carence à la perte d'exploitation est exacte en pratique et ne répond pas : la question n'est pas où elle s'applique, c'est ce qu'elle fait là où elle s'applique.
Fiche du glossaire · franchise-temporelle2. Deux entreprises réagissent de façon opposée au choix du délai. Lesquelles, et qu'est-ce qui les distingue ?
Celle dont les incidents durent typiquement de quatre à quarante-huit heures y est très exposée ; celle dont la reconstruction est lourde et dont les arrêts durent des semaines y est presque indifférente et très sensible à la franchise en montant
C'est le PROFIL DE DURÉE des interruptions qui commande, et non la taille, la marge ou la qualité des sauvegardes. À douze heures une grande partie des évènements du premier profil est couverte, à quarante-huit il ne reste que les catastrophes ; le second profil franchit toujours le délai et discute le montant. La proposition sur les sauvegardes touche une cause du profil et la prend pour le critère, alors qu'une entreprise bien sauvegardée peut avoir des incidents longs pour d'autres raisons. Celle sur la marge horaire confond le coût des heures perdues avec la probabilité de franchir le seuil. Celle sur le travail en journée invente un mode de décompte que les contrats ne prévoient pas, la carence se comptant en heures d'interruption continue.
Fiche du glossaire · delai-carence3. Sur une interruption de trente heures avec un délai de vingt-quatre, trois rédactions courantes donnent trois résultats. Lesquels, et que faut-il en conclure ?
Six heures si le délai est une franchise toujours déduite, trente heures s'il est un seuil qui ouvre la garantie depuis la première heure, un forfait s'il s'accompagne d'une durée minimale acquise. Le mode de calcul pèse plus que le nombre d'heures affiché
Un même nombre d'heures affiché recouvre trois assiettes différentes, et l'écart entre six et trente heures est de un à cinq sur la même interruption. C'est la ligne qu'un tableau comparatif ne donne jamais. La proposition qui ramène tout à six heures traite la carence comme nécessairement déductible, ce qui est la rédaction la plus courante et pas la seule. Celle qui déclare la déduction abandonnée invente une évolution de marché. Celle qui renvoie à la franchise en montant suppose l'assiette identique avant son application, ce qui est exactement ce que la question conteste : la franchise s'applique APRÈS, sur des montants qui diffèrent déjà de un à cinq.
Fiche du glossaire · principe-indemnitaire4. Le délai de carence interagit avec la conduite du sinistre, ce qu'aucune franchise en montant ne fait. Comment, et dans quels deux sens ?
Une entreprise qui sait sa garantie ouverte à vingt-quatre heures n'a aucune raison de se hâter de redémarrer en dix-huit ; et à l'inverse une reprise partielle rapide peut la faire sortir du délai sans la faire sortir de la perte, un retour à quarante pour cent n'étant pas un retour
L'incitation perverse est réelle même si personne ne la formule, et son revers l'est tout autant : la définition de l'interruption, totale ou substantielle, décide alors de tout, et elle se trouve rarement à côté du nombre d'heures. La proposition sur la déclaration se trompe de point de départ, la carence courant depuis l'interruption et non depuis l'appel. Celle sur la documentation décrit une conséquence vraie et qui n'est pas une interaction avec la CONDUITE du sinistre : documenter ne change pas ce qu'on fait, seulement ce qu'on peut prouver. Celle sur les prestataires agréés leur prête un rôle d'attestation qui n'est pas le leur.
Fiche du glossaire · perte-exploitation5. Les deux franchises réduisent la prime pour des raisons différentes. Lesquelles, et en quoi cela aide-t-il un assuré à choisir ?
La franchise en montant laisse à l'assuré la part qu'il peut absorber sur sa trésorerie ; le délai de carence sort du contrat toute une famille d'évènements, les plus fréquents et les moins coûteux, c'est-à-dire ceux que l'assureur ne veut pas gérer
Comprendre pourquoi chacune fait baisser le prix permet de savoir laquelle correspond à ce qu'on cherche, et c'est le seul angle qui rende le choix décidable. La proposition qui oppose risque de pointe et attrition emploie un vocabulaire juste et l'applique à l'envers, la franchise en montant mordant proportionnellement plus sur les petits sinistres. Celle qui en fait deux expressions du même abattement est exactement l'erreur que le module combat depuis le début. Celle qui raisonne sur le périmètre d'application décrit un fait vrai, la carence ne vise que la perte d'exploitation, et en tire une explication de prix qui manque la nature de chaque mécanisme.
Fiche du glossaire · tarification-exposition