Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Sculpture à 1,2 million, plafond de dépréciation à 10 % de la somme assurée. Restauration complète à 180 000 euros et dépréciation résiduelle de 12 % : que décaisse l'assureur ?
300 000 euros : 180 000 de travaux et 144 000 de dépréciation ramenés au plafond de 120 000
Douze pour cent de 1,2 million font 144 000, et le plafond de 10 % de la somme assurée les ramène à 120 000 : l'assureur décaisse 300 000 et l'assuré supporte les 24 000 que le plafond lui laisse. Le calcul se fait en deux temps, la dépréciation d'abord puis le plafond, et non l'inverse. La réponse à 324 000 oublie le plafond ; celle qui l'applique à l'ensemble du règlement lui donne une portée qu'il n'a pas, puisqu'il ne borne que la dépréciation et jamais les travaux.
Fiche du glossaire →2. La stabilisation coûte 90 000 euros et laisse 18 % de dépréciation. Comparée à la restauration complète, qui gagne quoi ?
La restauration lourde coûte 90 000 de plus à l'assureur et fait économiser 72 000 à l'assuré : les deux parties n'ont pas le même optimum
En stabilisation, l'assureur décaisse 210 000 et l'assuré supporte 96 000 ; en restauration complète il décaisse 300 000 et l'assuré supporte 24 000. L'écart est de 90 000 pour l'un et de 72 000 pour l'autre, en sens contraire, ce qui rend la décision conflictuelle là où elle paraissait technique. La réponse qui croit l'assuré indifférent est la plus instructive des erreurs : le plafond mord dans les deux cas, mais il laisse à la charge de l'assuré ce qui dépasse, et ce dépassement n'est pas le même.
Fiche du glossaire →3. Le régleur retient d'emblée la restauration complète, au motif qu'on répare correctement ou pas du tout. Que vaut ce réflexe ici ?
C'est le bon réflexe dans toutes les autres branches, et c'est ici qu'il coûte cher : aucune des deux parties n'obtient son optimum en laissant le restaurateur arbitrer
Ailleurs, réparer au mieux rapproche du principe indemnitaire et sert tout le monde ; ici la dépréciation résiduelle et son plafond introduisent un arbitrage économique que la qualité de la restauration ne tranche pas. Le point à retenir : aucune voie ne l'emporte d'office, et le choix appartient aux parties et non au restaurateur, dont le métier est de bien faire et non de répartir une charge. La réponse qui déclare la stabilisation toujours préférable commet l'erreur symétrique, en généralisant un calcul qui dépend des trois nombres du dossier.
Fiche du glossaire →4. Personne n'a chiffré la voie de la perte totale. Que donne-t-elle, et pourquoi est-ce utile à savoir même quand elle est défavorable ?
950 000 nets, soit 1,2 million moins 250 000 de sauvetage : très défavorable à l'assureur ici, mais sur un dommage plus grave le même calcul bascule et l'assureur a intérêt à la proposer
La perte totale ne se chiffre jamais valeur agréée seule : une œuvre restaurée a un marché, et le sauvetage se déduit puisque l'assureur en devient propriétaire. Retenir le seul 1,2 million est l'erreur qui fait croire cette voie inaccessible ou ruineuse selon le côté où l'on est. Sa bascule est le point utile : elle est défavorable à l'assureur sur ce dossier et lui deviendra favorable sur un dommage plus lourd, dès que travaux et dépréciation plafonnée dépasseront la valeur agréée moins un sauvetage qui baisse, si bien que la calculer fait partie de l'instruction même quand on ne la retient pas.
Fiche du glossaire →5. Le plafond de dépréciation se lit comme une protection. Que produit-il réellement dans ce dossier ?
Il rend les deux intérêts divergents : il borne ce que l'assureur paie de la dépréciation, donc il laisse à l'assuré une part qui varie selon la voie choisie
Sans plafond, l'assuré serait indemnisé de toute la dépréciation et n'aurait aucune raison de préférer une voie à l'autre : c'est le plafond qui lui fait porter 24 000 dans un cas et 96 000 dans l'autre, donc qui crée le conflit. Le lire comme une protection est exact du point de vue de l'assureur et trompeur du point de vue de l'assuré, qui découvre qu'il transfère à sa charge exactement la part qu'il croyait assurer. La réponse qui le réserve aux dommages légers inverse son domaine : il ne mord que sur les gros, ceux dont la dépréciation dépasse le seuil.
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