Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Trois filiales, pertes de 12, 9 et 6 millions, franchise d'un million par sinistre, couche primaire de 0 à 20, limite pays de 25. Le groupe hésite à déclarer trois sinistres pour ouvrir trois limites. A-t-il raison ?
Non : la limite pays plafonne l'ensemble à 25 quoi qu'il arrive, tandis que trois sinistres appellent trois franchises au lieu d'une, soit deux millions perdus pour un gain nul
L'arithmétique tranche en deux lignes, ce qui vaut mieux qu'une discussion de principe : le supplément de limite ne sert à rien au-delà de 25, et les franchises supplémentaires coûtent deux millions certains. La bonne position est le sinistre unique, 27 millions de perte, une franchise, 26 indemnisables, ramenés à 25. La réponse qui invoque l'interdiction par la cause commune se trompe de registre : rien n'interdit de plaider trois sinistres, c'est simplement défavorable ici. Et ce résultat ne se généralise pas : dès que la limite par sinistre mord avant la limite pays, le calcul s'inverse, ce qui est précisément pourquoi il se refait à chaque dossier.
Fiche du glossaire →2. Le module énonce que la définition du sinistre aide sur les franchises et nuit sur les limites. Que faut-il en faire ?
Calculer la position dans les deux sens avant de déclarer, parce qu'aucune règle générale ne tient
Le coût du découpage est immédiat et connu, les franchises se comptent ; le gain est conditionnel et dépend de deux plafonds qui n'agissent pas au même endroit, la limite par sinistre et la limite pays. Aucune des deux règles générales ne tient donc, et les deux réponses qui en proposent une sont fausses pour la même raison. Laisser l'assureur trancher revient à confier à la partie adverse un choix qui a un prix chiffrable, et à s'en remettre à une qualification qui se discute plutôt qu'à un calcul qui se vérifie.
Fiche du glossaire →3. L'agrégat pays se partage avec des assurés qu'on ne voit pas, dans une file que personne ne publie. Qu'en tirer ?
Déclarer tôt est un argument économique et pas seulement une obligation : l'agrégat se consomme dans l'ordre où les dossiers aboutissent
Rien ne partage l'agrégat au prorata et rien n'oblige à en publier l'état : il se consomme dans l'ordre où les dossiers aboutissent, ce qui signifie qu'un dossier lent peut trouver un agrégat épuisé pour des raisons entièrement extérieures à lui. C'est la seule situation de cette matière où la diligence de l'assuré agit sur ce qu'il touchera indépendamment du bien-fondé de sa réclamation. Croire l'agrégat sans effet pour l'assuré est l'erreur qui fait instruire tranquillement pendant que d'autres encaissent.
Fiche du glossaire →4. La couche primaire définit le sinistre par la cause commune, la couche supérieure applique une clause de soixante-douze heures. Trois arrêtés étalés sur cinq semaines. Que se passe-t-il ?
La primaire voit un sinistre unique et paie sa limite, la supérieure voit trois évènements dont aucun n'atteint son point d'attachement, donc elle ne s'attache jamais
Le défaut n'est visible dans aucun des deux contrats lu séparément : la primaire est cohérente, la supérieure est cohérente, et c'est leur juxtaposition qui ouvre le trou. Une clause d'heures empruntée à la catastrophe naturelle décrit bien une tempête et ne décrit rien d'une mesure étatique qui se construit sur des semaines : c'est un emprunt de rédaction, pas un choix de couverture. La clause de suivi, invoquée par une autre réponse, existe aussi en assurance directe, où beaucoup d'excédents suivent la forme de la primaire, mais elle cède devant les conditions propres de la couche : ici la supérieure a sa propre clause de soixante-douze heures, et c'est elle qui joue.
Fiche du glossaire →5. Trois plafonds coexistent dans ce programme. Lequel mord le plus souvent, et pourquoi est-ce contre-intuitif ?
La limite pays, alors que c'est celle qu'on regarde le moins parce qu'elle ne figure pas au tableau des garanties souscrites par l'assuré
La limite par sinistre et l'agrégat annuel figurent dans les conditions particulières et se lisent au renouvellement ; la limite pays vit du côté de l'assureur, dans sa gestion d'exposition, et ne se manifeste qu'au moment où elle bloque. Elle mord d'autant plus qu'une crise politique frappe plusieurs assurés du même pays au même moment, ce qui est la définition même du risque. C'est pourquoi elle décide plus souvent que les deux autres tout en étant la moins présente à l'esprit, et pourquoi la faire nommer au placement vaut mieux que la découvrir au sinistre.
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