Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Un responsable des sinistres écarte un recouvrement parce que le dommage, 300 000 euros, est inférieur au plein de conservation de 2 millions. Où est l'erreur ?
Il applique la logique d'un traité non proportionnel à un traité proportionnel : un excédent de plein ne compare jamais le sinistre à la conservation, il compare le CAPITAL ASSURÉ au plein, une seule fois, à l'entrée du risque
C'est la confusion la plus fréquente sur cette structure, et elle est naturelle parce que le mot conservation évoque un seuil. Le taux se fixe une fois, à l'entrée du risque, et il s'applique ensuite à la prime et à tout sinistre dans la même proportion : un risque cédé à 87,5 % donne un recouvrement de 87,5 % sur un dommage de 300 000 euros comme sur un dommage total. La proposition sur l'évènement importe une notion des traités non proportionnels. Celle qui invoque la priorité nomme un terme qui n'existe pas dans un traité proportionnel. Celle sur le tableau de pleins inverse son objet : le tableau gradue les pleins selon la qualité du risque, il ne décide pas d'une cession totale.
Fiche du glossaire · taux-de-cession2. Le tableau de pleins est l'un des documents les plus scrutés par le réassureur. Que lit-il dedans, et que signale un tableau généreux dans le bas de gamme ?
Il y lit la discipline de souscription qu'il finance : un plein élevé sur les mauvais risques est une manière polie de les céder davantage que les bons
Sous un excédent de plein la cédante choisit à chaque affaire, en fixant le plein applicable, et c'est cette liberté que le tableau décrit. Un réassureur y achète donc deux choses à la fois, un portefeuille et le jugement de celui qui répartit. La proposition sur la capacité totale énonce un calcul exact et sans rapport avec ce que le tableau révèle. Celle sur la tarification invente un lien entre plein et prime, alors que le plein exprime ce que la cédante accepte de PORTER. Celle sur la géographie décrit une graduation qui existe parfois et qui relève du cumul, non de la qualité du risque.
Fiche du glossaire · retention-conservation3. Deux entrepôts voisins séparés par un mur coupe-feu font-ils un risque ou deux ? Pourquoi cette question pèse-t-elle plus que le nombre de pleins accordés ?
Parce qu'elle décide de la capacité réellement disponible : s'ils font deux risques, chacun consomme son propre jeu de pleins et la capacité double ; s'ils n'en font qu'un, un seul jeu couvre l'ensemble
La règle qui tranche, souvent fondée sur la séparation physique et sur la possibilité qu'un même sinistre atteigne les deux, est plus déterminante pour la cédante que le nombre de pleins qu'on lui accorde : elle multiplie ou non ce nombre. La proposition sur les primes décrit une conséquence comptable mineure. Celle sur la clause horaire importe un mécanisme des traités par évènement, étranger à une structure proportionnelle. Celle sur le classement confond deux réglages distincts : la catégorie fixe la HAUTEUR du plein, l'unité de risque fixe le NOMBRE de fois qu'on peut s'en servir.
Fiche du glossaire · reassurance-traite4. Qu'est-ce qu'un réassureur d'excédent de plein achète que son confrère de quote-part n'achète pas ?
Le jugement de celui qui répartit : sous une quote-part la cédante ne choisit rien, sous un excédent de plein elle choisit à chaque affaire, et l'antisélection devient le vrai sujet de la structure
C'est ce qui distingue les deux structures de la même famille, et c'est pourquoi les clauses qui encadrent la liberté de la cédante, définition de l'unité de risque, cession homogène, interdiction de modifier le tableau en cours d'exercice, ne sont pas de la paperasse. Les trois autres propositions énoncent des effets exacts de l'excédent de plein. Il concentre bien les capitaux élevés, il homogénéise bien la conservation, et son taux moyen bouge bien avec le portefeuille. Aucun de ces effets ne demande de faire confiance à quelqu'un, et c'est cette confiance qui est le vrai achat.
Fiche du glossaire · reassurance-facultative5. Une quote-part de 20 % placée avant un excédent de plein ne donne pas le même résultat qu'un excédent de plein suivi d'une quote-part sur la conservation. Qu'est-ce qui change ?
Le premier montage réduit la base sur laquelle les pleins s'appliquent, donc la capacité de pointe ; le second laisse la capacité intacte et n'allège que la rétention
Un programme de réassurance se lit toujours dans son ordre d'application, jamais comme une liste de traités, et c'est ici que l'ordre se voit le mieux : la même paire de traités donne une capacité de pointe différente selon qui passe le premier. La proposition sur la commission raisonne juste sur l'assiette et manque l'enjeu, qui est la capacité. Celle qui expose le réassureur de quote-part aux gros risques décrit l'inverse de ce montage, la quote-part sur conservation ne voyant que ce que la cédante garde. Celle qui conclut à l'équivalence est la plus séduisante parce que les deux montages se ressemblent sur le papier, et elle efface précisément la différence qui compte.
Fiche du glossaire · point-attachement