Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Un directeur financier annonce au conseil que le programme porte quatre-vingt-dix millions de capacité, après trois évènements dans l'année. Que faut-il corriger ?
Le montant nominal est exact au premier jour et faux depuis le premier évènement : la seule grandeur qui compte pour le suivant est la capacité RÉSIDUELLE, tranche par tranche
Les directions des risques suivent l'épuisement tranche par tranche, et non le montant nominal, parce qu'une cédante qui annonce une capacité n'en dispose que si aucune tranche n'a été entamée. La proposition sur les priorités décrit une correction réelle et d'un autre ordre, la priorité étant une rétention par évènement et non une consommation de capacité. Celle sur les primes de reconstitution confond une dépense avec une capacité. Celle qui conclut que rien ne cloche est la plus dangereuse parce qu'elle est à moitié vraie : les reconstitutions rétablissent la capacité, et elles se comptent, se paient, et s'épuisent à leur tour.
Fiche du glossaire · epuisement-de-tranche2. Un programme s'épuise de deux manières. Lesquelles, et pourquoi le dimensionnement n'en regarde-t-il presque qu'une ?
Verticalement, un évènement unique très coûteux qui traverse le programme de bas en haut ; horizontalement, une même tranche basse touchée plusieurs fois jusqu'à épuisement de ses reconstitutions. Le dimensionnement regarde la HAUTEUR, donc le mode vertical
L'épuisement horizontal est le mode de défaillance le plus fréquent et le moins anticipé, précisément parce que le dimensionnement compare presque toujours le sommet du programme à une perte maximale probable. La proposition sur sinistre et évènement nomme une distinction de qualification et non deux modes d'épuisement. Celle sur l'expiration de durée invente un mode. Celle sur fréquence et intensité s'approche du vrai, puisque c'est bien la fréquence que le mode horizontal traduit, et elle explique mal : ce n'est pas la facilité de modélisation qui fait négliger la fréquence, c'est que la question posée au programme est celle de sa hauteur.
Fiche du glossaire · epuisement-horizontal3. Des assureurs du Midwest ont épuisé leur tranche basse dès juin 2023 et absorbé en net les épisodes de grêle de l'été, tranches hautes intactes. Qu'est-ce que la signature du péril explique ?
Grêle, inondation et feux de forêt RÉPÈTENT des évènements moyens au lieu d'en produire un extrême : plus de vingt tempêtes convectives au-dessus du milliard, environ soixante milliards de pertes, sans aucun ouragan majeur au débarquement
Le mode d'épuisement suit la signature du péril, et c'est ce qui rend l'année 2023 démonstrative : soixante milliards de pertes sans un seul évènement capable d'atteindre une tranche haute. La réponse au mode vertical, relever les sommets, n'aurait rien changé. La proposition sur une exclusion des périls convectifs invente une rédaction. Celle sur des priorités en agrégé décrit une structure qui existe et qui aurait au contraire répondu à la fréquence. Celle qui parle d'attrition se trompe d'échelle : des évènements au-dessus du milliard touchent bien une tranche basse, ils ne montent simplement pas.
Fiche du glossaire · reassurance-catastrophe4. Trois dispositifs répondent à la fréquence, et un seul y répond vraiment. Lequel, et pourquoi les deux autres ne suffisent-ils pas ?
La couverture en AGRÉGÉ, qui additionne les évènements au lieu de les traiter un à un : acheter des reconstitutions et abaisser la priorité de la tranche basse repoussent le seuil sans traiter le cumul
Les deux premières mesures agissent évènement par évènement, ce qui laisse la fréquence intacte : davantage de reconstitutions coûtent cher et s'épuisent à leur tour, une priorité plus basse fait entrer plus d'évènements et consomme la portée plus vite. Seule une structure qui additionne répond à ce qui s'additionne. La proposition sur le relèvement du sommet est la plus instructive parce qu'elle est la réponse au mode vertical, et l'année 2023 montre qu'elle n'aurait rien changé au mode horizontal. Le top and drop est une variante d'efficacité de la réponse en agrégé, et il a sa contrepartie.
Fiche du glossaire · reconstitution-garantie5. Un top and drop convertit une capacité dormante en protection de fréquence. Quelle est sa contrepartie, et pourquoi est-elle entière ?
Un premier évènement de très grande taille la consomme EN HAUT et la rend indisponible EN BAS : la même capacité ne peut pas servir deux fois, et on échange une protection contre l'extrême contre une protection contre la répétition
Le mécanisme est une réaffectation, pas une addition : une tranche sommitale que le premier évènement n'atteint pas redescend servir de seconde ligne, et c'est bien pour cela qu'elle coûte moins qu'une reconstitution supplémentaire. La contrepartie est donc entière au sens propre, on ne garde pas les deux usages. La proposition sur le prix inverse l'avantage qui fait choisir ce montage. Celle sur les douze mois précédents invente une condition. Celle sur le réassureur décrit une objection qui n'a pas lieu d'être, la descente étant prévue au contrat et tarifée comme telle.
Fiche du glossaire · point-attachement