Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Quel type d'exercice le stop loss protège-t-il, qu'aucune autre structure ne protège ?
Un exercice mauvais SANS aucun sinistre grave : une grêle répétée, une sinistralité automobile qui dérive de quelques points, une épidémie ordinaire. Rien de tout cela ne franchit une priorité par risque ni par évènement, et tout cela ruine un compte
Le stop loss est le seul traité qui regarde le résultat plutôt que les sinistres, et c'est pourquoi il attrape l'accumulation de fréquence que les autres structures laissent passer par construction. La proposition sur l'évènement unique décrit ce que traite la hauteur d'un programme catastrophe. Celle sur l'épuisement des reconstitutions décrit l'épuisement horizontal, qui appelle une couverture en agrégé et que le stop loss traiterait effectivement, mais qui reste un cas de sinistres identifiables. Celle sur le développement des provisions décrit un risque de réserve, que couvre une reassurance retrospective et non un stop loss annuel.
Fiche du glossaire · stop-loss2. Le stop loss se place difficilement, et la difficulté n'est pas commerciale. Quelle est-elle ?
En couvrant le résultat, il couvre indistinctement le hasard et la conduite : tarification insuffisante, croissance mal maîtrisée, relâchement de la souscription. Le réassureur ne sait pas les séparer depuis l'extérieur, et la cédante les distingue parfaitement
L'aléa moral n'est pas ici un risque théorique, il est le sujet central de la négociation, et c'est ce qui explique la forme des contrats qu'on arrive à placer. La proposition sur la capacité décrit une contrainte qui se règle par le partage. Celle sur l'assiette non bornée est fausse en fait, le plafond en points bornant l'engagement quoi qu'il arrive. Celle sur l'historique nomme une vraie difficulté de tarification, commune à beaucoup de traités, et qui n'explique pas pourquoi celui-ci en particulier se heurte à un refus de principe.
Fiche du glossaire · net-loss-ratio3. Trois dispositifs reviennent dans presque tous les placements de stop loss. Qu'ont-ils en commun ?
Ils rendent le contrat inconfortable, et volontairement : seuil placé franchement au-dessus du point mort, participation de la cédante au-delà du seuil, plafond en points. Chacun maintient un intérêt à limiter la charge
On reconnaît ces trois réponses à l'aléa moral au fait qu'elles laissent une part du mauvais exercice chez celui qui peut agir dessus : la couverture ne joue jamais sur un exercice simplement décevant, et elle ne paie jamais tout. La proposition sur la prime décrit un effet réel et secondaire de ces dispositifs. Celle sur la simplification du calcul confond une structure annuelle avec une commodité de gestion. Celle sur les exigences prudentielles nomme un sujet voisin, la reconnaissance du transfert de risque, qui concerne l'existence d'un aléa suffisant et non l'intérêt de la cédante à bien gérer.
Fiche du glossaire · point-attachement4. Le module dit qu'un stop loss se lit avec ses exclusions. Laquelle est le plus souvent décisive, et pourquoi ?
Celle qui retire la part de dérive imputable à un CHANGEMENT DE PÉRIMÈTRE, branche nouvelle, acquisition, modification de la politique de souscription : c'est précisément le cas où le ratio bouge sans que le hasard y soit pour rien
Cette exclusion découle directement du sujet central du traité : elle retire ce qui relève de la conduite de l'entreprise plutôt que de l'aléa, et c'est pour cela qu'elle décide de dossiers entiers. Les polices excluent aussi fréquemment les périls déjà couverts ailleurs, pour ne pas payer deux fois. La proposition qui exclut les sinistres graves se trompe de sens : le stop loss les inclut dans la charge annuelle, et son intérêt est justement de ne pas choisir. Celle sur les provisions postérieures à la clôture et celle sur les branches longues décrivent des difficultés de liquidation que la période de calcul traite, et non des exclusions de fond.
Fiche du glossaire · clause-exclusion5. Une cédante achète un stop loss « 25 points en excédent de 82 % ». Qu'ignore-t-elle au moment de signer, et pourquoi est-ce particulier ?
L'assiette : le seuil s'exprime en pourcentage des primes acquises de l'exercice, qui ne sont pas connues au moment de l'achat. Traduire en euros demande un chiffre qui n'existe pas encore
C'est déjà une différence notable avec une couche ordinaire, dont la priorité et la portée sont des montants connus : ici la notation ressemble à celle d'une couche et l'unité change. Le recalcul se fait sur l'assiette constatée, et non sur l'estimation qui a servi à acheter. La proposition sur les reconstitutions importe un mécanisme des couches par évènement. Celle sur le taux de prime décrit une prime ajustable, qui existe dans certains traités et n'est pas ce que la notation laisse ignorer. Celle sur la date d'effet nomme une convention réelle et connue au moment de signer.
Fiche du glossaire · reassurance-traite