Bris de machine
Assurance des dommages internes, soudains et accidentels subis par les machines en service, défaillance mécanique ou électrique, que les garanties incendie et événements ne couvrent pas.
Les garanties dommages classiques couvrent les machines contre des événements extérieurs : incendie, explosion, tempête, dégât des eaux. Elles ne répondent pas à la casse interne, rupture d'un arbre de turbine, court-circuit dans un transformateur, grippage d'un compresseur, erreur de manipulation qui détruit un outil. L'assurance bris de machine couvre précisément ces dommages soudains et accidentels d'origine interne, sur des machines en service, après leur mise en exploitation. Elle exclut l'usure, la corrosion, l'entretien et les défauts couverts par la garantie du constructeur. Héritière de l'assurance des chaudières à vapeur du XIXe siècle, où l'assureur inspectait autant qu'il indemnisait, elle reste une branche d'ingénieurs : le souscripteur évalue l'âge, la maintenance et la criticité des équipements, et des inspections périodiques sont souvent comprises dans la prime. Elle se prolonge par une garantie de perte d'exploitation après bris de machine, qui indemnise l'arrêt de production pendant la réparation. Le délai d'approvisionnement des pièces est alors le paramètre décisif : un transformateur de grande puissance peut demander plus d'un an de fabrication, ce qui transforme un bris modeste en perte d'exploitation majeure. Elle succède à l'assurance tous risques montage une fois l'équipement réceptionné.
Cas d'école : le transformateur principal d'une papeterie tombe en panne à la suite d'un défaut d'isolation. La réparation coûte 800 000 euros, couverts par le bris de machine ; mais le remplacement demande quatorze mois, et la perte d'exploitation après bris, limitée à une période d'indemnisation de douze mois, laisse deux mois d'arrêt à la charge de l'entreprise.
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