Coverholder
Entreprise autorisée par une agence de gestion à souscrire des contrats au nom d'un syndicat du Lloyd's, dans les limites d'une autorité de souscription déléguée et sous agrément du marché.
Le Lloyd's a rendu en 2020 ses licences d'assureur admis dans l'Illinois, le Kentucky et les îles Vierges américaines, et n'écrit plus aux États-Unis qu'en surplus lines ; un syndicat de Lime Street n'a de toute façon personne sur place pour souscrire une habitation en Floride ou une flotte de camions au Brésil. Le coverholder est cette présence locale. Courtier ou agent indépendant, il reçoit d'une agence de gestion, par un binding authority, le pouvoir d'engager le syndicat dans un périmètre écrit : classes de risques, territoires, limites par police, barème, exclusions imposées. Il émet les polices, encaisse les primes et, quand le binder le prévoit, règle les sinistres sous un seuil. Deux garde-fous le séparent d'un sous-traitant ordinaire. L'agrément vient du Lloyd's lui-même et pas du seul syndicat, et le Lloyd's tient un registre unique que tout le marché consulte avant de prendre une ligne sur un binder. Ensuite, l'agence de gestion répond de ce que son délégataire écrit, d'où l'audit périodique, les bordereaux mensuels et le suivi des cumuls. Le canal pèse lourd, avec plusieurs milliers de coverholders agréés dans le monde.
Cas d'école : un coverholder agréé au Lloyd's et installé en Floride peut émettre des polices habitation au nom de trois syndicats à la fois, dans la limite d'une valeur assurée par risque et d'un cumul par comté fixés à l'autorité. L'audit annuel de l'agence de gestion vérifie que les polices émises respectent ces limites. Le dépassement d'un cumul de comté est le manquement le plus souvent relevé, parce qu'il ne se voit pas police par police.
coverholder, titulaire d'autorité de souscription, agréé du Lloyd's, délégataire agréé
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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