Aller au contenu
←Retour au glossaireRisques spatiaux

Covoiturage orbital

Lancement groupant des dizaines de satellites de propriétaires sans lien entre eux, qui concentre sur un seul événement des intérêts assurés indépendants.

Définition

15 février 2017 : un PSLV indien place 104 satellites en orbite d'un seul tir, dont 88 Dove de Planet. Le covoiturage orbital embarque sur un même lanceur des dizaines de satellites appartenant à des opérateurs sans lien entre eux. Chacun paie au kilogramme une place sur un profil de mission standardisé qu'il ne choisit pas. Le procédé a abaissé d'un ordre de grandeur le coût d'accès à l'orbite pour les petits satellites, et il est devenu la voie d'accès normale des jeunes entreprises et des laboratoires. Pour l'assurance, il renverse une hypothèse implicite de la branche. Un lancement portait historiquement un intérêt unique et une valeur connue. Un vol partagé porte des dizaines d'intérêts distincts, tarifés par des assureurs différents, et aucun ne connaît la valeur totale exposée au même événement. Un échec de lanceur produit alors une accumulation qui ne se lit dans aucun portefeuille pris isolément, exactement le mécanisme que la souscription cyber a appris à nommer ailleurs. S'ajoute une difficulté de séquence : avec un déploiement échelonné, certains passagers sont séparés et d'autres non lors d'une défaillance tardive, et les qualifications de sinistre se multiplient pour un même vol.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Covoiturage orbital : illustration de la fiche Risques spatiaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Le vol Transporter-1 de SpaceX, lancé le 24 janvier 2021, a mis en orbite cent quarante-trois engins appartenant à des dizaines d'opérateurs différents, alors record du nombre de satellites déployés par un seul lancement.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

rideshare, lancement partagé, smallsat rideshare, vol partagé

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.