Défaillance de déploiement d'un satellite
Échec de l'ouverture en orbite d'un élément replié pour le lancement, panneau solaire, antenne, réflecteur, qui prive le satellite d'une partie de sa puissance ou de sa mission, cause fréquente de pertes partielles en assurance spatiale.
Pour tenir sous la coiffe d'un lanceur, un satellite est replié : ses panneaux solaires, ses antennes et ses réflecteurs sont maintenus par des mécanismes de verrouillage qui doivent se libérer une fois en orbite pour déployer ces éléments. Cette phase, unique et irréversible, est l'une des plus risquées de la mission : un câble accroché, un mécanisme bloqué par le froid, un moteur de déploiement défaillant, et l'élément reste partiellement ou totalement replié. Selon l'élément touché, la conséquence va de la perte de quelques pour cent de puissance, compensée par une réduction de service, à la perte de toute la mission. En assurance, ces défaillances donnent lieu le plus souvent à des pertes partielles, dont le calcul est prévu par une clause spécifique qui rapporte la capacité perdue à la capacité contractuelle, parfois après une période d'observation durant laquelle l'opérateur tente de libérer l'élément par des manoeuvres. Les enquêtes d'anomalie qui suivent peuvent révéler un défaut de série affectant d'autres satellites du même constructeur, ce qui en fait un risque de cumul pour les souscripteurs qui assurent plusieurs engins d'une même plateforme.
En 2012, l'un des deux panneaux solaires du satellite de télécommunications Intelsat 19 ne s'est pas déployé correctement après le lancement, réduisant la puissance disponible pour sa charge utile. L'opérateur a déclaré une perte partielle à ses assureurs, et l'enquête a porté sur le processus de fabrication des panneaux du constructeur.
deployment failure, panneau solaire non déployé, échec de déploiement d'antenne
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