Émeutes de Los Angeles (1992)
Six jours d'émeutes à Los Angeles après l'acquittement, le 29 avril 1992, des policiers filmés en train de frapper Rodney King. Environ 775 millions de dollars assurés, record américain jusqu'en 2020.
Le 29 avril 1992, un jury de Simi Valley acquitte quatre policiers de Los Angeles filmés l'année précédente en train de frapper Rodney King. Dans la soirée, le carrefour de Florence et Normandie bascule, et pendant six jours South Central, Koreatown et d'autres quartiers brûlent ; la Garde nationale puis des troupes fédérales sont déployées, et on compte plus de cinquante morts. PCS a estimé le coût assuré à environ 775 millions de dollars de l'époque, le chiffre qui a servi de borne haute aux souscripteurs américains d'émeutes pendant près de trente ans. Le dossier frappe d'abord par sa concentration. Les sinistres se sont accumulés dans quelques artères commerçantes, chez beaucoup de petits commerçants, souvent coréens-américains, dont une partie était sous-assurée ou assurée auprès de compagnies fragiles. Le cas a aussi rappelé d'où venaient les FAIR Plans : créés en 1968, après les émeutes de Watts et de Detroit, pour assurer les biens urbains que le marché refusait, ils sont revenus dans le débat quand des difficultés d'accès à l'assurance ont été signalées dans les quartiers touchés et que la question du redlining a ressurgi. Pour le souscripteur, Los Angeles 1992 a montré qu'une émeute urbaine produit un cumul géographique serré, plus proche d'une conflagration que d'une série de sinistres indépendants, et que la limite par zone compte autant que la limite par risque.
Property Claim Services (PCS) a chiffré à environ 775 millions de dollars les sinistres assurés des émeutes d'avril et mai 1992 à Los Angeles, soit autour de 1,4 milliard en dollars de 2020. Seuls les désordres de l'été 2020 ont dépassé ce montant.
- Insurance Information Institute, « Facts + Statistics: Civil disorders » (chiffres de PCS)
émeutes de Rodney King, émeutes de Los Angeles, LA riots, Rodney King riots
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.