Émissions de scope 1, 2 et 3
Classification des émissions de gaz à effet de serre selon leur origine directe, énergétique ou indirecte dans la chaîne de valeur.
La classification en scopes, issue du GHG Protocol, répartit les émissions de gaz à effet de serre d'une organisation en trois catégories. Le scope 1 couvre les émissions directes des sources détenues ou contrôlées. Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l'énergie achetée. Le scope 3 couvre toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur, en amont et en aval, et représente généralement la part la plus large et la plus difficile à mesurer. Pour un assureur, le scope 3 inclut les émissions financées par ses placements et, sujet plus controversé, les émissions associées aux risques souscrits. C'est sur ce périmètre que se joue l'essentiel de l'empreinte réelle d'un acteur financier, et c'est aussi celui où les données sont les plus incertaines, rendant les engagements net zéro vulnérables à la critique de greenwashing lorsqu'ils excluent le scope 3.
Cas d'école : un assureur émet 20 000 tonnes de CO2 en scope 1 et 2, pour ses bureaux, sa flotte et ses serveurs, mais son portefeuille de placements porte 6 millions de tonnes d'émissions financées, trois cents fois plus. C'est ce scope 3 qui fait son profil climatique, et non ses propres consommations.
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