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Joint War Committee

Comité du marché de Londres qui désigne les zones à risque de guerre maritime et révise les lignes directrices de couverture, parfois chaque semaine.

Définition

Le Joint War Committee (JWC) est le comité du marché de Londres qui tient et révise la liste des zones à risque de guerre maritime, les « JWC listed areas ». Il réunit des souscripteurs guerre du Lloyd's et des compagnies, et travaille sous l'égide de la Lloyd's Market Association, d'où l'appellation courante de « Lloyd's Joint War Committee ». La mécanique est simple. Une police guerre corps annuelle couvre le navire hors des zones listées ; pour entrer dans l'une d'elles, l'armateur avertit ses souscripteurs guerre, qui cotent une surprime négociée, l'additional premium, en pourcentage de la valeur corps et pour une fenêtre courte, souvent sept jours. Le comité ne fixe aucun taux. Il dit où commence la zone, par des circulaires numérotées (JWLA), et ses révisions sont parfois hebdomadaires. On le confond avec deux textes voisins. La clause d'exclusion de guerre retire le risque des polices ordinaires et le renvoie vers ce marché spécialisé ; les Institute War and Strikes Clauses portent la garantie elle-même, avec leur préavis de résiliation à sept jours. Le JWC, lui, ne garantit rien et n'exclut rien, il dessine la carte que les deux lisent. Un armateur qui reçoit la liste du jour sait, en pratique, quelles routes il peut encore prendre sans payer la surprime : le comité ne l'a jamais revendiqué, mais c'est lui qui trace ces lignes.

Ses 8 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Joint War Committee : illustration de la fiche Assurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Exemple, un vraquier de 40 millions de dollars en valeur corps (hypothèse d'exemple) qui doit traverser le sud de la mer Rouge. Sa police guerre annuelle le couvre hors des zones listées ; y entrer suppose d'en avertir les souscripteurs guerre, qui cotent une surprime pour sept jours. À 0,5 % de la valeur corps, niveau relevé pour des pétroliers en mars 2024 (S&P Global), le passage coûte 200 000 dollars ; à 0,2 %, niveau relevé après le cessez-le-feu de mai 2025, 80 000. Le comité ne fixe aucun de ces taux : il dit où commence la zone, et chaque souscripteur cote. La ligne a bougé le 18 décembre 2023 (circulaire JWLA-032), un mois après la saisie du Galaxy Leader par les Houthis le 19 novembre : la limite nord-ouest de la zone océan Indien, golfe d'Aden et sud de la mer Rouge est passée de 15° à 18° de latitude nord, et des routes qui ne payaient rien sont entrées dans la surprime. Pour le souscripteur guerre, le scénario qui fait mal est le cumul : plusieurs navires de son portefeuille dans la même zone, une seule campagne d'attaques. L'avis de résiliation à sept jours des Institute War and Strikes Clauses lui laisse une sortie, mais à sept jours, et le cumul déjà engagé reste le sien jusque-là.

Le cas, en figure
La ligne qui fait payer une routeMER ROUGE, DE LA SAISIE À LA SURPRIME19.11.2023Les Houthis saisissent leGalaxy Leader en mer Rouge18.12.2023Circulaire JWLA-032 : la limite dela zone passe de 15° à 18° nord03.2024Surprime guerre de sept jours : 0,5 %de la valeur corps (pétroliers)Vraquier de 40 M$ : 200 000 $Le comité ne fixe aucun taux : il dit où commencela zone, et chaque souscripteur cote. 40 M$ : exemple.
Sources19 novembre 2023 : saisie du Galaxy Leader par les Houthis. 18 décembre 2023 : Joint War Committee, circulaire JWLA-032, qui porte de 15° à 18° nord la limite nord-ouest de la zone océan Indien, golfe d'Aden et sud de la mer Rouge. Mars 2024 : surprime de 0,5 % de la valeur corps pour sept jours, relevée pour des pétroliers par S&P Global. Valeur corps de 40 millions de dollars : hypothèse d'exemple de la fiche, 0,5 % × 40 M$ = 200 000 $.
À lire ensuite
Sources
Termes associés
Au Fil, là où cette notion a servi
Également connu sous

zone à risque, listed area, liste des zones à risque, comité guerre du Lloyd's, Lloyd's Joint War Committee

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