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Piraterie maritime

Acte de violence ou de détournement commis à des fins privées contre un navire, couvert tantôt par la police facultés, tantôt par la garantie risque de guerre.

Définition

Le 15 novembre 2008, des pirates somaliens s'emparent du pétrolier Sirius Star et de ses deux millions de barils de brut ; le navire n'est relâché qu'en janvier 2009, contre une rançon d'environ trois millions de dollars. La convention de Montego Bay définit la piraterie en droit international comme un acte de violence commis à des fins privées, par l'équipage d'un navire contre un autre navire, en haute mer ou en dehors de la juridiction d'un État. Cette définition étroite exclut les attaques en eaux territoriales, qualifiées de brigandage maritime. Pour la victime, la distinction ne change rien ; elle pèse en revanche sur la compétence des marines et sur la rédaction des polices. En assurance, la piraterie occupe une place instable. La formule facultés tous risques la couvre, puisqu'elle ne l'exclut pas. La police corps l'exclut et la renvoie vers la garantie risque de guerre : un même évènement peut donc relever de deux marchés selon l'intérêt assuré. Des polices dédiées traitent les rançons : elles remboursent le versement, les honoraires du négociateur et les frais de remise. Le paiement lui-même se heurte aux régimes de sanctions lorsque le groupe est désigné. Le problème résolu est celui d'un péril intermittent, géographiquement concentré, dont la fréquence bascule en quelques mois et que la tarification annuelle ne suit pas.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Piraterie maritime : illustration de la fiche Transports du glossaire AlgoPolis
Exemple

Le détournement du pétrolier Sirius Star par des pirates somaliens le 15 novembre 2008, avec deux millions de barils à bord, s'est dénoué en janvier 2009 contre une rançon d'environ trois millions de dollars. Le pic somalien de 2011 compte 237 attaques attribuées à ces groupes par le Bureau maritime international. Il a fait basculer le golfe d'Aden en zone à risque aggravé, et la prime de guerre est passée de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de dollars par transit.

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Termes associés
Également connu sous

piraterie, détournement de navire

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