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NCSC (National Cyber Security Centre, Royaume-Uni)

Agence britannique de cybersécurité, rattachée au GCHQ et lancée en octobre 2016 ; ses rapports annuels et ses guides sur les rançons sont lus de près par le marché de Londres.

Définition

En mai 2023, le NCSC publie avec l'ABI, la BIBA et l'IUA, les associations britanniques d'assureurs et de courtiers, un guide sur le paiement des rançons. Le texte rappelle que payer n'est pas illégal en soi au Royaume-Uni, hors sanctions, et demande aux victimes de documenter leur décision. Que l'agence de l'État et le marché de l'assurance signent ensemble dit assez la place de l'assureur dans la doctrine britannique. Le National Cyber Security Centre est l'agence nationale de cybersécurité du Royaume-Uni, rattachée au GCHQ, le service de renseignement technique, et lancée en octobre 2016. Il traite les incidents graves, conseille les opérateurs et publie chaque année un bilan chiffré. Celui de 2024 compte 430 incidents traités, dont 89 d'importance nationale ; celui de 2025 en compte 204 d'importance nationale, plus du double. Pour un souscripteur, ces rapports donnent une tendance de sévérité sur un marché qui ne publie presque pas ses propres chiffres de sinistres. Elle se lit avec prudence : un incident d'importance nationale se définit par ses effets sur le pays, pas par le coût pour la victime. Le NCSC porte aussi le référentiel Cyber Essentials, que des questionnaires britanniques demandent. Son pendant français est l'ANSSI, qui dépend du Premier ministre et non d'un service de renseignement ; à l'échelle de l'Union, l'ENISA conseille sans traiter elle-même les incidents. À ne pas confondre avec la NCA, la National Crime Agency, qui enquête sur les auteurs : le NCSC s'occupe de la victime et du réseau.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
NCSC (National Cyber Security Centre, Royaume-Uni) : illustration de la fiche Cyber du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas daté : en mai 2023, un courtier londonien prépare le renouvellement d'un client touché l'année précédente par un rançongiciel, et qui avait payé. Le souscripteur demande le dossier de décision du paiement : qui a décidé, sur quel conseil, quelle vérification des sanctions a été faite. C'est la liste même que le guide du NCSC, de l'ABI, de la BIBA et de l'IUA venait de poser. Le client l'avait tenue, avec l'avis du négociateur et le criblage des portefeuilles destinataires, et le dossier est passé sans exclusion nouvelle.

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Termes associés
Également connu sous

NCSC, centre national de cybersécurité britannique, National Cyber Security Centre, agence britannique de cybersécurité

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