Criblage au regard des sanctions
Vérification systématique des assurés, bénéficiaires, navires et contreparties contre les listes de sanctions, à la souscription comme au paiement, qui est la seule défense documentable contre un paiement interdit.
Le criblage consiste à comparer, de façon systématique et traçable, les noms, sociétés, navires et adresses intervenant dans une opération aux listes publiées par les autorités de sanctions : liste américaine des personnes spécialement désignées, liste consolidée de l'Union européenne, liste britannique, listes onusiennes. En assurance, il intervient à trois moments que le souscripteur doit distinguer : à la souscription, sur l'assuré et ses bénéficiaires effectifs ; en cours de contrat, parce qu'une personne peut être inscrite après la prise d'effet ; et au paiement, sur chaque bénéficiaire d'indemnité, y compris un réparateur ou, en cyber, le destinataire d'une rançon. Deux difficultés le rendent coûteux. La règle dite des cinquante pour cent, appliquée par l'OFAC et reprise en substance par l'Union, étend les sanctions aux entités détenues majoritairement par des personnes désignées même lorsqu'elles ne figurent sur aucune liste, ce qui impose de reconstituer les chaînes de détention. Et en assurance maritime, le nom ne suffit pas : il faut suivre le numéro OMI du navire, ses changements de pavillon et ses coupures de signal de position, marques habituelles des contournements.
Le 14 mai 2020, le Trésor, le département d'État et les garde-côtes américains ont publié un avis maritime mondial recommandant aux assureurs, armateurs et courtiers de surveiller les coupures du système d'identification automatique des navires, les transbordements en mer et les changements répétés de pavillon, et d'intégrer ces contrôles dans leurs contrats.
sanctions screening, filtrage des listes de sanctions, règle des 50 pour cent
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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