Aller au contenu
←Retour au glossaireCyber

Panne CrowdStrike (juillet 2024)

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Panne mondiale provoquée le 19 juillet 2024 par une mise à jour défectueuse de l'agent de sécurité Falcon, qui a bloqué quelque 8,5 millions d'ordinateurs Windows sans aucune intention malveillante.

Définition

L'agent Falcon de CrowdStrike fonctionne dans le noyau du système d'exploitation pour détecter les attaques, et il reçoit plusieurs fois par jour des fichiers de configuration qui décrivent les menaces nouvelles. L'un d'eux contenait une erreur que le pilote n'a pas su traiter : chaque machine qui l'a reçu s'est arrêtée sur un écran bleu et a redémarré en boucle. La correction a été diffusée en moins d'une heure et demie, mais les machines déjà bloquées devaient souvent être réparées une à une, à la main. L'événement est devenu le cas d'école du risque d'accumulation non malveillant : un seul fournisseur, présent chez une grande partie des entreprises, peut arrêter simultanément des milliers d'assurés sans qu'aucun attaquant n'intervienne. Il a obligé les assureurs à relire leurs garanties de défaillance de système et de carence de fournisseur, leurs délais de carence horaires et leurs exclusions d'infrastructure.

Exemple

Le fichier défectueux a été publié le 19 juillet 2024 à 4 h 09 UTC et retiré à 5 h 27. Microsoft a estimé à 8,5 millions le nombre de machines touchées. Delta Air Lines a annulé environ 7 000 vols en cinq jours et chiffré son coût à quelque 500 millions de dollars ; Parametrix a évalué à 5,4 milliards de dollars les pertes directes des 500 plus grandes entreprises américaines, dont une faible part seulement était assurée.

Termes associés
Articles liés
Également connu sous

incident CrowdStrike, CrowdStrike outage, Channel File 291, panne mondiale du 19 juillet 2024

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.