Garantie de panne de système non malveillante
Extension d'une police cyber qui indemnise la perte d'exploitation causée par une interruption imprévue des systèmes de l'assuré ou de ses prestataires, sans attaque : erreur humaine, défaut logiciel, mise à jour défectueuse.
Les premières polices cyber n'indemnisaient la perte d'exploitation qu'en cas d'attaque : intrusion, logiciel malveillant, déni de service. Or une large part des interruptions informatiques n'a rien de malveillant. Un administrateur supprime la mauvaise base, une migration échoue, une mise à jour d'un éditeur rend inopérants des milliers de postes. La garantie de panne de système étend la couverture à ces interruptions non intentionnelles. Elle se décline en deux niveaux : la panne des systèmes de l'assuré lui-même, et la panne dépendante, celle des prestataires dont il dépend, hébergeur, éditeur de logiciel en ligne, prestataire de paiement. Le second niveau est le plus redouté des souscripteurs, parce qu'une seule défaillance chez un grand prestataire frappe simultanément des milliers d'assurés. L'incident de juillet 2024, où une mise à jour défectueuse d'un logiciel de sécurité a bloqué quelque 8,5 millions d'ordinateurs sous Windows dans le monde, en a donné la mesure : aucune attaque, et pourtant des pertes d'exploitation massives dans le transport aérien, la santé et la banque. Les polices encadrent donc cette garantie de près : délai de carence de plusieurs heures, sous-limite, exclusion des pannes d'infrastructures essentielles, parfois liste nominative des prestataires couverts. C'est l'une des frontières où l'assurance cyber rejoint l'assurance de dommages classique.
Cas d'école : un distributeur en ligne voit sa plateforme hébergée tomber pendant dix-huit heures après une erreur de configuration chez son hébergeur. Sa police couvre la panne dépendante après un délai de carence de huit heures : il est indemnisé de dix heures de marge perdue, dans la limite de la sous-limite de 500 000 euros.
system failure, panne informatique non malveillante, non-malicious system failure, dependent system failure
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.