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Piratage téléphonique (fraude aux télécommunications)

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Prise de contrôle du système téléphonique d'une entreprise pour passer des appels surtaxés au profit de l'attaquant, qui laisse à la victime une facture de l'opérateur et que la police cyber couvre en garantie spécifique.

Définition

Le piratage téléphonique consiste à prendre le contrôle d'un autocommutateur, d'un standard en voix sur IP ou d'une ligne d'entreprise, souvent protégé par un code par défaut, pour générer en masse des appels vers des numéros surtaxés ou internationaux dont l'attaquant perçoit une part des revenus. L'attaque se déroule typiquement un week-end ou la nuit, quand personne ne surveille, et la victime découvre le préjudice à réception de la facture de son opérateur, qui peut atteindre des dizaines de milliers d'euros en quelques heures. Le contrat avec l'opérateur met presque toujours ces communications à la charge du client, puisqu'elles ont été émises depuis ses équipements. La garantie de fraude téléphonique, présente dans de nombreuses polices cyber sous une sous-limite, rembourse ces frais. Elle se rattache à la famille des garanties de fraude, comme la fraude au virement, parce que le préjudice est un appauvrissement direct et non une perte de données. Pour le souscripteur, le questionnaire porte sur des contrôles simples : changement des codes par défaut, blocage des destinations internationales inutiles, plafonds d'alerte chez l'opérateur.

Exemple

L'association internationale de lutte contre la fraude aux communications estimait en 2023 les pertes mondiales liées à la fraude dans les télécommunications à environ 38,95 milliards de dollars, soit environ 2,5 pour cent des revenus du secteur, le détournement de standards d'entreprise figurant parmi les méthodes les plus répandues.

Termes associés
Également connu sous

toll fraud, telephone hacking, fraude au standard téléphonique

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