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Risque climatique physique

Risque de pertes financières résultant des effets physiques du changement climatique, qu'il s'agisse d'événements aigus (catastrophes) ou de tendances chroniques (élévation du niveau des mers, sécheresses).

Définition

Le risque climatique physique désigne l'ensemble des pertes et expositions financières résultant des manifestations physiques du changement climatique, par opposition au risque de transition, qui découle des politiques et technologies mises en oeuvre pour y répondre. On distingue deux composantes. Les risques aigus sont des événements extrêmes dont la fréquence et l'intensité augmentent : cyclones tropicaux plus intenses, inondations, vagues de chaleur extrêmes, feux de forêt, sécheresses. Les risques chroniques sont des tendances à long terme : élévation du niveau des mers, dégel du permafrost, modification des régimes de précipitations, acidification des océans. Pour le secteur de l'assurance, le risque climatique physique a un double visage. En tant que risque subi, il se matérialise dans la sinistralité des polices de dommages, de responsabilité civile, d'assurance agricole et de réassurance catastrophe. En tant que risque d'actif, il affecte la valeur des placements : un immeuble en zone inondable ou un portefeuille de prêts exposé à la montée des eaux peut voir sa valeur se déprécier. Le cadre TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures) a posé un standard de reporting qui inclut explicitement les risques physiques aigus et chroniques. L'EIOPA a intégré des scénarios de stress test climatique dans sa supervision prudentielle des assureurs européens. La principale difficulté actuarielle est la non-stationnarité : les données historiques ne sont plus représentatives d'un futur climatique dont les paramètres évoluent, ce qui oblige à basculer vers des approches prospectives fondées sur des scénarios du GIEC.

Exemple

Un assureur de dommages aux biens expose 40 % de son portefeuille résidentiel dans des zones côtières susceptibles d'être inondées d'ici 2050 selon les scénarios RCP 4.5 du GIEC. Dans son ORSA climatique demandé par l'ACPR, il modélise l'impact sur son ratio de solvabilité et conclut qu'il doit augmenter ses primes de 15 % sur ces zones ou réduire progressivement son exposition, faute de quoi son ratio SCR tombera en dessous de 120 % d'ici 2035.

Termes associés
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Également connu sous

climate physical risk, aléa climatique, transition physique, TCFD, EIOPA stress test climatique