Rupture de digue à résidus miniers
Effondrement d'un ouvrage retenant les boues d'exploitation minière, dont la gravité tient à l'écoulement quasi liquide de la matière libérée.
Le 25 janvier 2019, la digue à résidus de la mine de Córrego do Feijão, à Brumadinho, au Brésil, cède et tue plus de deux cent cinquante personnes. Une digue à résidus retient les boues du traitement du minerai, un mélange d'eau et de particules fines. Quand l'ouvrage cède, ce mélange coule comme un fluide au lieu de glisser comme de la terre, et il va vite et loin. D'où l'écart entre un ouvrage d'apparence modeste et l'ampleur des pertes humaines. Deux traits rendent le risque particulier. L'ouvrage grandit pendant toute la vie de la mine, souvent par surélévation vers l'amont, la technique la moins chère et la plus exposée à la liquéfaction. Et il survit à la fermeture, sans exploitant ni revenu pour l'entretenir : le passif dure alors sans terme connu. Le sinistre additionne dommages aux biens, responsabilité civile de masse, atteinte à l'environnement et mise en cause des dirigeants. Les limites de garantie usuelles du secteur minier couvrent rarement le tout. Depuis, la souscription s'appuie sur le Global Industry Standard on Tailings Management d'août 2020, qui oblige à classer les ouvrages et à désigner un ingénieur responsable.
La digue à résidus de la mine de Córrego do Feijão, à Brumadinho, au Brésil, a cédé le 25 janvier 2019 et tué plus de deux cent cinquante personnes. Un accord d'indemnisation a été conclu avec l'État du Minas Gerais en février 2021.
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