Système spectateur (clauses LMA de guerre cyber)
Système informatique situé hors d'un État touché par une opération cyber étatique, que les clauses LMA 5567 réintègrent dans la garantie alors que la même attaque reste exclue ailleurs.
Une opération cyber attribuée à un État frappe rarement une seule frontière : le même logiciel destructeur atteint aussi des entreprises situées à l'autre bout du monde. Les clauses LMA de guerre cyber excluent les opérations qui ont un effet préjudiciable majeur sur un État touché, mais la version la plus large, LMA 5567, réintroduit la garantie pour les systèmes de l'assuré ou de ses prestataires qui se trouvent hors de cet État. Le critère n'est donc plus l'auteur de l'attaque mais la localisation physique de la machine atteinte. Cela résout le problème de l'entreprise victime collatérale, qui perdait toute garantie à cause d'un conflit qui ne la visait pas. Il en crée un autre : localiser une machine dans un nuage réparti sur plusieurs pays n'est pas toujours possible, et la preuve devient un enjeu du sinistre.
Lors de l'attaque NotPetya du 27 juin 2017, lancée contre l'Ukraine et attribuée en février 2018 à l'armée russe par le Royaume-Uni et les États-Unis, des entreprises en Europe et en Amérique ont perdu des milliers de postes. Sous une clause LMA 5567, ces systèmes situés hors d'Ukraine seraient des systèmes spectateurs, réintégrés dans la garantie, alors que ceux d'une filiale ukrainienne resteraient exclus.
bystander cyber asset, actif cyber spectateur
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