Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Au renouvellement qui suit une indemnisation, le marché propose soit une prime doublée, soit une franchise multipliée par trois. En quoi ces deux propositions ne disent-elles pas la même chose ?
Une prime relevée révise le PRIX de la protection, une franchise triplée en transfère une part à l'assuré et change donc sa NATURE : sur une matière à fréquence basse, tripler la franchise revient souvent à supprimer la garantie pour la classe de sinistres la plus probable en conservant celle qui n'arrivera pas
Un seul des deux termes change ce qui est acheté, et c'est celui que la discussion traite comme une variable d'ajustement. La proposition qui additionne prime et franchise en coût espéré fait un calcul juste sur une matière où il ne vaut rien : la fréquence est trop basse pour qu'une espérance décrive ce qui arrivera à CET assuré. Celle qui invoque le fait qu'une franchise ne se paie qu'en sinistre raisonne en trésorerie et manque que la franchise mord exactement sur la classe de sinistres la plus probable. Celle qui retient la prime affichée nomme le motif réel de la proposition et le prend pour un avantage : c'est le porteur qui gagne à ce que le coût ne se voie pas.
Fiche du glossaire · franchise2. Un assuré indemnisé constate que le marché a relevé ses conditions sur tout le pays, y compris pour des opérateurs qui n'ont rien déclaré. Que faut-il comprendre de ce mouvement ?
Que le risque politique se tarife par EXPOSITION et non par expérience individuelle, la fréquence étant trop basse pour qu'un assuré fasse à lui seul une statistique : un sinistre met à jour la vue du marché sur le pays, et le mouvement se voit chez tous ceux qui y sont exposés
Deux mécanismes se superposent au renouvellement et ils se traitent autrement : celui du pays, sur lequel l'assuré ne peut rien, et celui qui porte sur lui, où il peut beaucoup. Les confondre fait négocier le mauvais. La proposition qui produit une sinistralité nulle sur dix exercices apporte la pièce qu'on produirait dans une branche à fréquence haute, et elle ne prouve rien ici : dix exercices sans sinistre est le cas ORDINAIRE d'un risque dont la fréquence se mesure en décennies. Celle qui parle de sanction déguisée confond une révision d'appétit sur une géographie avec un jugement porté sur une personne.
Fiche du glossaire · risque-pays3. Hors du prix, quel terme du renouvellement décide de ce qui reste couvert dans une année où quelque chose est déjà arrivé ?
La reconstitution de la limite après sinistre, qui dit si la garantie se rétablit une fois qu'elle a servi et à quel prix : presque personne ne la demande au renouvellement, et elle devient décisive quand une crise ne s'arrête pas au premier événement
Une limite est un montant, mais une limite CONSOMMÉE n'est plus rien, et la question de savoir si elle se rétablit ne se pose qu'une fois qu'il est trop tard pour la négocier. Les trois autres termes se négocient réellement et figurent dans le module : la période d'indemnisation borne le calcul d'une perte, la clause de stabilité borne une révision de prix, le cercle des personnes averties porte sur la déclaration. Aucun ne traite ce qui est demandé, qui est le sort d'un sinistre venant après un autre dans la même année.
Fiche du glossaire · agregat4. Une asymétrie d'information joue en faveur de l'assuré au renouvellement qui suit un sinistre. Laquelle, et pourquoi l'exploite-t-il rarement ?
Il connaît ce qui a CHANGÉ depuis le sinistre, dans sa protection, dans la gouvernance de son partenaire local, dans ses procédures, et ces éléments ne parviennent au marché que s'il les présente : un dossier de renouvellement qui reprend le précédent en changeant les dates laisse tarifer sur le seul fait que l'autre partie connaît, le sinistre
Présenter ce qui a changé n'est pas de la communication, c'est apporter la seule information nouvelle dont le porteur ne dispose pas, et un dossier qui ne la porte pas se fait tarifer sur un fait unique et défavorable. La proposition qui invoque le calendrier de réassurance nomme un vrai levier, traité ailleurs dans le cours, et il ne s'agit pas d'une asymétrie en faveur de l'assuré : ce calendrier est public et le porteur le connaît mieux que lui. Celle qui invoque les conditions des concurrents décrit une information que l'assuré n'a pas davantage.
Fiche du glossaire · declaration-de-risque5. Une couverture ne se replace pas, et le marché l'exprime rarement par un refus. À quoi cela ressemble-t-il, et quel geste le fait voir ?
Le retrait passe par le prix et les conditions : une franchise déplacée, un plafond réduit, une exclusion de la mesure qui vient de frapper, et la police porte le même nom sans couvrir le risque qui inquiète. Le geste est de comparer les deux TEXTES ligne à ligne, et non les deux primes
Un non se voit ; une police qui porte le même intitulé et ne couvre plus la même chose ne se voit que si on la lit. C'est précisément la lecture que la pression du calendrier fait sauter en premier, et c'est ce qui rend le retrait déguisé efficace. Les trois autres descriptions nomment des frictions réelles d'un placement, et toutes se constatent sans ouvrir la police : c'est ce qui les sépare du cas décrit, où le document est le seul endroit où le retrait est écrit.
Fiche du glossaire · souscription