Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Pourquoi la méthode convient-elle aux couches de travail et pas aux couches de pointe ?
Parce qu'elle mesure ce qui a brûlé et non ce qui peut brûler : appliquée à une couche jamais touchée elle rend zéro, et zéro n'est pas un prix alors que l'exposition, elle, n'est pas nulle
Le mot burning porte sa propre mise en garde, et c'est ce qui décide de son domaine d'emploi : une couche de travail voit des sinistres tous les ans, une couche de pointe a un historique vide alors que son exposition ne l'est pas. On la tarife donc sur un modèle d'exposition. La proposition sur la taille des portées invente une limite d'échelle. Celle sur la liquidation décrit une difficulté réelle des branches longues et non des couches hautes. Celle sur la communication de l'historique déplace le sujet vers une pratique de marché, alors que le problème existerait même avec des données parfaites.
Fiche du glossaire · burning-cost2. Parmi les exercices observés, lequel demande le plus de prudence, et pourquoi ?
Le plus récent : ses sinistres sont partiellement provisionnés, son facteur de développement est le plus grand et le plus incertain, et ces provisions montent plus souvent qu'elles ne baissent
Les exercices récents ne sont pas terminés, et la projection à l'ultime est d'autant plus incertaine que l'exercice est jeune : c'est le dernier observé qui porte le plus grand facteur et la plus grande marge d'erreur, dans le sens de la sous-estimation. Les trois autres réponses nomment des fragilités véritables. L'indexation cumulée sur un exercice ancien est une correction importante et dont la méthode est connue. Le sinistre exceptionnel pose un problème de représentativité que la question suivante traite. Et la variation d'assiette appelle la troisième correction, qui se fait elle aussi par une méthode nommée.
Fiche du glossaire · sinistralite-attritionnelle3. Quelle est la correction que l'on oublie le plus, et que produit son absence ?
La mise au niveau de L'ASSIETTE : le dénominateur décrit un portefeuille qui n'est plus celui d'aujourd'hui, et rapporter des sinistres revalorisés à des primes non revalorisées produit un rapport qui ne veut rien dire
On corrige volontiers le numérateur, parce qu'il est fait de sinistres qu'on regarde un par un, et on laisse le dénominateur tel quel parce qu'il est fait d'un total. Or le portefeuille a grandi, ses tarifs ont bougé, sa composition a changé, et la mesure de variation des tarifs qui sert à cette correction est l'un des chiffres les plus discutés d'un renouvellement. La proposition sur les sinistres hors couche décrit une erreur de construction qui ne survient pas, la méthode ne retenant que la part au-dessus de la priorité. Celle sur les recours et celle sur la devise nomment des retraitements réels et particuliers, non la correction structurelle que la méthode appelle toujours.
Fiche du glossaire · primes-cedees4. Une fois les trois corrections faites, on obtient un coût attendu. Qu'est-ce qui sépare ce coût d'un prix, et pourquoi le chargement varie-t-il avec la hauteur de la couche ?
Un chargement qui couvre le coût du capital immobilisé, les frais, le courtage et une marge pour la volatilité. Il est d'autant plus lourd que la couche est haute, une couche touchée une année sur dix immobilisant une capacité pendant neuf années qui ne rapportent qu'une prime
Le coût attendu répond à la question de ce que la couche paiera en moyenne ; le prix doit en plus rémunérer l'immobilisation d'une capacité que personne d'autre ne peut utiliser pendant ce temps. C'est ce qui explique l'étagement des taux le long d'un programme. La proposition sur une marge uniforme contredit précisément cet étagement. Celle sur l'inflation future décrit un ajustement qui porte sur le coût attendu, en amont du chargement. Celle sur une prime de rechargement confond le chargement avec la prime de reconstitution, qui est appelée après un sinistre et non incluse d'avance.
Fiche du glossaire · rate-on-line5. Deux actuaires travaillent sur le même historique et produisent deux prix différents. Peut-on dire que l'un se trompe ?
Pas nécessairement : cinq exercices contiennent au mieux cinq réalisations du hasard, un seul sinistre exceptionnel fait bondir le burning cost et son absence l'effondre, si bien que la période retenue suffit à séparer deux prix également défendables
C'est la limite qu'aucune correction ne lève, et c'est pourquoi on accompagne toujours un burning cost d'une lecture de l'exposition. La proposition qui n'y voit qu'une division est exacte pour le calcul brut et oublie que le choix de la période précède le calcul. Celle qui invoque des corrections normalisées prête à l'indexation, au développement et à la mise au niveau une objectivité qu'elles n'ont pas, chacune reposant sur des hypothèses discutées. Celle qui renvoie tout au chargement escamote la partie technique du prix, qui est bien celle que le burning cost éclaire.
Fiche du glossaire · wording-de-traite