Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Une cédante remplace une quote-part par un excès de sinistre et s'étonne que son exigence de marge ne bouge pas. Que faut-il lui expliquer ?
Un excès de sinistre ne réduit pas le volume, ne libère pas de capital au sens d'une cession proportionnelle, et ne commissionne rien : il n'y a pas de prime cédée au prorata mais une prime propre à la couche
C'est le miroir exact de la quote-part : l'une transfère du volume, l'autre de l'intensité, et ce qu'on achète ne s'échange pas. Les trois autres réponses admettent l'effet et discutent ses modalités, ce qui est la façon la plus naturelle de se tromper ici. Le décalage d'exercice décrit ce qui se passe sous une cession proportionnelle, où des provisions sortent effectivement. Le niveau de priorité change le prix et l'exposition résiduelle, jamais la nature de l'opération. Et la compensation par le coût suppose un allègement qui n'a pas eu lieu.
Fiche du glossaire · exces-de-sinistre2. Pourquoi un excès de sinistre coûte-t-il cher par unité de capital protégé, et pourquoi est-ce logique plutôt qu'abusif ?
Le réassureur vend une exposition rare dont il ne peut pas compenser le coût par du volume : il immobilise une capacité pendant les années où elle ne sert pas, et ces années ne rapportent qu'une prime
Le prix d'une couche paie une capacité tenue disponible, et une couche touchée une année sur dix impose neuf années d'immobilisation pour une prime. C'est le même raisonnement qui explique qu'une couche de pointe se place à deux pour cent de sa portée et une couche de travail à quarante. La proposition sur le courtage nomme un coût réel et marginal. Celle sur le provisionnement de la portée décrit une pratique comptable qui n'a pas cours, un engagement n'étant pas provisionné tant qu'aucun sinistre ne le déclenche. Celle sur une marge réglementaire proportionnelle invente une règle et confond capital économique et provision.
Fiche du glossaire · rate-on-line3. Une couche « 10 en excédent de 5 » est touchée par un sinistre de 30. Que se passe-t-il pour les 15 du dessus ?
Ils sont à la charge de la cédante si aucune couche supérieure n'existe : la couche sature à 10 et ne répond plus au-delà de 15
Un traité non proportionnel ne partage rien : il attribue des tranches, et ce qui dépasse la dernière tranche achetée revient à celui qui n'a pas acheté la suivante. La proposition sur une clause de dépassement invente un mécanisme. Celle qui règle au prorata importe la logique proportionnelle dans la famille qui s'en distingue précisément. Celle sur la reconstitution commet l'erreur la plus instructive : la reconstitution rétablit la portée pour les sinistres SUIVANTS, elle ne rouvre jamais une couche saturée sur le sinistre qui l'a saturée.
Fiche du glossaire · epuisement-de-tranche4. Une cédante budgète ses primes de réassurance sans provisionner ses reconstitutions. Quand découvre-t-elle sa dépense réelle, et pourquoi le moment aggrave-t-il tout ?
Le jour où elle peut le moins la financer : la prime de reconstitution est appelée juste après un sinistre, au prorata du montant consommé et souvent du temps restant
La concomitance est ce qui rend l'oubli coûteux : la trésorerie qui doit payer la reconstitution est celle qui vient d'encaisser un sinistre. Les trois autres réponses repoussent toutes l'échéance, et c'est exactement la croyance qui fait sauter la provision au budget. La régularisation en fin d'exercice et l'intégration au renouvellement décrivent des pratiques de compte qui ne changent rien à l'exigibilité. Celle qui attend la liquidation confond le montant consommé, connu dès le règlement des premiers acomptes, avec le coût ultime du sinistre.
Fiche du glossaire · reconstitution-garantie5. Une première couche est placée très haut, au-dessus d'une rétention importante. Comment se qualifie-t-elle, et qu'est-ce que cela commande ?
Par ce qu'elle voit passer et non par son rang : placée haut, elle peut parfaitement être une couche de pointe, et elle se tarife alors sur un modèle d'exposition plutôt que sur l'expérience
Le vocabulaire se définit par la fréquence des sinistres que la couche voit, jamais par sa position dans la pile, et la conséquence est pratique : une couche de travail se tarife sur l'expérience parce qu'il y a des sinistres à compter, une couche de pointe sur un modèle parce qu'il n'y en a pas. La proposition qui raisonne par rang est la plus naturelle et confond l'ordre d'empilement avec l'exposition. Celle qui raisonne par péril retient une corrélation fréquente et la prend pour une règle. Celle qui propose un rapport portée sur priorité fabrique un critère arithmétique là où il faut une observation.
Fiche du glossaire · working-layer-cat-layer