Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Deux programmes portent la même priorité sur le même portefeuille et rendent des recouvrements allant du simple au décuple. Qu'est-ce qui les sépare ?
La définition du sinistre : selon que la priorité s'applique à chaque risque touché ou à l'ensemble de ce qu'un évènement a détruit, le même montant de priorité se paie une fois ou deux cents fois
Une couche ne dit rien tant qu'on n'a pas défini ce qu'elle appelle un sinistre, et c'est cette définition, jamais le montant de la priorité, qui décide de ce que la cédante porte. Les trois autres propositions nomment des paramètres qui comptent et qui agissent tous après : les reconstitutions bornent la capacité une fois qu'on sait combien de fois la priorité s'applique, la date d'effet range les sinistres dans un exercice, et le panel règle ce qui est dû. Aucun ne peut produire un écart de un à dix sur les mêmes faits.
Fiche du glossaire · exces-sinistre-par-evenement2. Un assureur porte une couche par risque et se croit couvert contre la tempête. Contre quoi l'est-il réellement ?
Contre un gros sinistre individuel, jamais contre un évènement qui en fait beaucoup de petits : chaque police touchée est comparée seule à la priorité
Une tempête qui endommage deux cents maisons assurées séparément produit deux cents sinistres, chacun comparé à la priorité, et si celle-ci est très au-dessus des dommages unitaires la couche ne paie rien alors que la cédante a perdu beaucoup. Les trois autres réponses admettent la couverture et en discutent les modalités, ce qui est la façon dont la croyance survit. La franchise par risque décrit la priorité elle-même sous un autre nom. La limite globale borne un recouvrement qui n'existe pas. Et la clause horaire est l'instrument d'une couche PAR ÉVÈNEMENT : la poser sur une couche par risque ne change pas la grandeur comparée à la priorité.
Fiche du glossaire · reassurance-catastrophe3. Qu'est-ce qu'une clause horaire ajoute à une couche par évènement, et pourquoi une cédante en porte-t-elle souvent plusieurs ?
Elle fixe une fenêtre à l'intérieur de laquelle tous les sinistres du PÉRIL DÉSIGNÉ comptent pour une occurrence, et les durées suivent la durée physique du péril : une cédante porte donc une clause par famille de périls
Soixante-douze heures pour le vent, cent soixante-huit pour des périls plus lents : les durées ne sont pas une commodité comptable, elles suivent le péril, et c'est pourquoi un même programme en porte plusieurs. Confondre deux clauses en déclarant un sinistre est une erreur banale et coûteuse. Les trois autres réponses transforment une règle de QUALIFICATION en règle de procédure, de disponibilité ou d'imputation. Toutes trois décrivent des mécanismes qui existent par ailleurs, et aucune ne touche à ce que la clause fait : décider combien de fois la priorité s'applique.
Fiche du glossaire · clause-horaire4. Deux garde-fous bornent le droit de la cédante de découper une séquence. Lesquels, et contre quoi protègent-ils ?
La fenêtre se fixe sur des faits datés et ne glisse pas au fil des estimations ; et un même sinistre ne peut pas entrer dans deux fenêtres. Ils font de la clause un instrument de qualification et non d'optimisation
Le droit de placer la fenêtre est un levier économique réel, et ce sont ces deux bornes qui l'empêchent de devenir un ajustement après coup : un réassureur qui verrait une fenêtre glisser au fil des estimations aurait toutes raisons de contester. La proposition sur la validation préalable retire à la cédante un droit que le traité lui accorde précisément. Celle qui impose l'ouverture au premier dommage supprime le choix lui-même, alors que la continuité de la fenêtre est la seule contrainte de forme. Celle qui exige un organisme tiers décrit une rédaction qui existe dans certains traités et n'est pas un garde-fou général.
Fiche du glossaire · wording-de-traite5. Dans quel ordre une cédante décide-t-elle de déclarer une séquence en une ou deux occurrences ?
Après avoir fait les deux comptes : deux occurrences veulent dire deux priorités payées, mais aussi deux fois la portée disponible si les reconstitutions le permettent. On ne déclare pas dans l'ordre des jours
La possibilité de découper coupe dans les deux sens, et le calcul se fait avant de déclarer : sur un épisode qui dépasse largement le sommet du programme, deux occurrences valent souvent mieux ; sur un épisode moyen, presque toujours une seule. La proposition qui suit l'ordre des jours décrit le réflexe naturel et abandonne le choix. Celle qui préfère toujours l'occurrence unique retient la grandeur la plus visible, la priorité, et oublie celle qui limite vraiment, la portée. Celle qui s'en remet à l'expert confond la constatation des faits, qui lui revient, avec une qualification contractuelle, qui revient à la cédante.
Fiche du glossaire · epuisement-de-tranche