Excès de sinistre par événement
Traité non proportionnel où tous les sinistres issus d'un même événement s'agrègent avant de rencontrer la priorité.
Décembre 1999 : Lothar traverse le nord de la France le 26, Martin le centre et le sud-ouest le 27 et le 28, et compter un événement ou deux décide du nombre de priorités que la cédante supporte. L'excès de sinistre par événement agrège tous les sinistres nés d'une même cause avant de comparer le total à la priorité. Une tempête qui endommage quatre mille toitures constitue un seul événement, et la cédante ne supporte la priorité qu'une fois, quel que soit le nombre de polices touchées. La définition de l'événement devient donc le coeur du contrat, et se règle par la clause horaire, qui borne dans le temps la fenêtre pendant laquelle les sinistres se rattachent à une même cause. Le problème résolu est celui de l'accumulation : un portefeuille parfaitement équilibré risque par risque peut être ruiné par un péril qui frappe simultanément des milliers de polices, et aucune couverture par risque n'y répond puisqu'aucun sinistre individuel n'atteint la priorité. C'est la forme employée pour la réassurance catastrophe, dont les tranches hautes se tarifent par modèle de catastrophe plutôt que par expérience, l'historique étant trop court pour une période de retour de deux cents ans.
Après la tempête Lothar de décembre 1999, qui a coûté environ 6 milliards d'euros aux assureurs français sur trois jours avec Martin, plusieurs cédantes ont découvert que leur clause horaire de 72 heures coupait la séquence en deux événements distincts, donc deux priorités à supporter au lieu d'une. Une mutuelle portant une priorité de 15 millions a ainsi absorbé 30 millions nets. Les renouvellements de 2000 et 2001 ont vu la clause portée à 96 puis 168 heures sur les tranches tempête européennes.
XL par événement, Per occurrence XL, Catastrophe excess of loss, Excédent de sinistre par événement, Per event XL
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