Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Quel avantage décisif le rate on line a-t-il sur toutes les autres mesures d'une couche ?
Il ne dépend d'aucune hypothèse : il se lit sur le placement lui-même, là où un burning cost suppose des corrections et un modèle suppose des scénarios
C'est le nombre que le marché cite parce qu'il est un fait et non une estimation : une prime divisée par une portée, toutes deux écrites au contrat. Les trois autres réponses lui prêtent des qualités qu'il n'a pas, et deux d'entre elles sont exactement ce que la suite du module corrige. Il n'intègre aucun coût de capital, c'est justement ce qui manque au payback. Il ne tient pas compte des reconstitutions, et c'est pourquoi on compare parfois la prime à la portée mobilisable plutôt qu'à la portée nominale. La comparaison entre branches est possible et fragile, pour la même raison que toute comparaison par ce nombre.
Fiche du glossaire · rate-on-line2. Le payback est l'inverse du rate on line et se lit comme un nombre d'années. Qu'est-ce qu'il n'est pas ?
Une période de retour : il ne tient compte ni des frais, ni du courtage, ni du coût du capital, ni du produit financier, ni surtout de la probabilité réelle que la couche soit touchée. C'est une division, pas un résultat
Le raccourci est commode parce qu'il transforme un pourcentage abstrait en une durée que tout le monde se représente, et c'est ce confort qui fait oublier ce qu'il laisse dehors. Un réassureur qui tarifierait sur le payback seul travaillerait sans savoir s'il gagne de l'argent. La proposition sur la comparabilité est fausse en fait, le payback se comparant très bien d'un programme à l'autre et servant même à cela. Celle sur la solvabilité change de sujet. Celle sur la durée de vie du traité confond une grandeur économique avec une durée contractuelle qui est d'un an.
Fiche du glossaire · payback3. Dans un programme, une couche affiche un rate on line très éloigné de ce que son rang laisse attendre. Que faut-il en faire ?
Le traiter comme un signal : un écart marqué révèle presque toujours quelque chose, une exclusion, une reconstitution manquante, ou une exposition mal comprise
Lire les rate on line d'un programme côte à côte donne immédiatement sa forme, et c'est cette forme qui rend une anomalie visible : le nombre ne dit pas ce qui cloche, il dit qu'il faut aller voir. La proposition qui réaligne le taux confond le thermomètre et la fièvre, et efface le signal. Celle qui accepte tout traite l'indépendance des placements comme une raison de ne pas comparer, alors que la comparaison est précisément l'usage de cette mesure. Celle qui exige un écart au burning cost demande une estimation là où l'intérêt de la mesure est justement de n'en demander aucune.
Fiche du glossaire · working-layer-cat-layer4. Une couche à 32 % de rate on line offre trois reconstitutions gratuites, une autre à 2,8 % n'en offre aucune. Comment les comparer honnêtement ?
En rapportant la prime à la portée TOTALE MOBILISABLE sur l'année plutôt qu'à la portée nominale : quatre fois la portée pour la première ramène son taux à 8 %, et la comparaison change de sens
Une couche assortie de plusieurs reconstitutions gratuites n'engage pas la même portée annuelle qu'une couche sans reconstitution, et sans cette correction la première paraît chère et la seconde bon marché sans raison. La proposition qui retire de la prime la part des reconstitutions demande de connaître un prix que le contrat ne sépare pas. Celle qui s'en remet au payback change d'unité sans changer de contenu, l'inverse d'un rapport faux restant faux. Celle qui renvoie aux burning costs ramène une estimation dans une comparaison dont l'intérêt est d'être factuelle.
Fiche du glossaire · reconstitution-garantie5. Un modèle rend un prix qui donne un payback de cent ans sur une couche de travail. Que faut-il en conclure ?
Que le modèle s'est trompé, et c'est exactement le service qu'on attend de cette mesure : on tarife par ailleurs, et le rate on line sert à vérifier la cohérence du résultat
Une couche de travail est touchée souvent, par définition, et un payback de cent ans dit qu'elle ne le serait presque jamais : les deux affirmations ne peuvent pas tenir ensemble, et c'est l'observation qui l'emporte sur le modèle. L'usage juste de ces deux grandeurs est celui d'un instrument de contrôle, jamais de tarification. La proposition qui relève la priorité modifie le risque pour sauver le prix. Celle qui accuse le marché inverse la hiérarchie des preuves entre un fait et une estimation. Celle qui requalifie la couche prend le prix pour la nature, alors que la nature se lit dans la fréquence observée.
Fiche du glossaire · burning-cost