Amos-6 (2016)
Satellite détruit sur son pas de tir en 2016, deux jours avant son lancement, cas d'école du risque de pré-lancement.
Une police d'assurance de lancement prend effet à l'allumage intentionnel des moteurs, et non avant : tout ce qui arrive au satellite pendant son transport, son intégration et les essais au sol relève d'une autre couverture, dite de pré-lancement, souvent achetée pour des montants plus faibles. Amos-6 a été détruit précisément dans cet intervalle, lors du remplissage du lanceur avant un essai statique, alors qu'aucun allumage intentionnel n'avait eu lieu. L'accident a montré que la phase au sol concentre désormais une valeur considérable, parce que les satellites y restent intégrés au lanceur plus longtemps et que les essais se font charge utile montée. Il a aussi révélé la dépendance d'un opérateur à un seul lanceur, qui a dû suspendre ses vols pendant plus de quatre mois. Les enquêtes de ce type relèvent de la clause d'enquête d'anomalie, qui encadre l'accès de l'assureur aux conclusions techniques.
Le 1er septembre 2016, une Falcon 9 de SpaceX a explosé pendant son remplissage sur le pas de tir 40 de Cap Canaveral, deux jours avant le lancement prévu, et a détruit Amos-6, satellite de l'opérateur israélien Spacecom ; le rachat de Spacecom par le groupe chinois Beijing Xinwei, pour 285 millions de dollars et subordonné au lancement, n'a pas abouti.
Amos-6, sinistre pré-lancement, pre-launch loss
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