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Assurance des lanceurs réutilisables

Comment le prix du risque de lancement évolue à mesure qu'un lanceur réutilisable accumule des vols réussis sur les mêmes étages.

Définition

30 mars 2017 : SES-10 part sur un premier étage de Falcon 9 qui avait déjà volé, une première pour un étage orbital récupéré à l'atterrissage. L'assurance des lanceurs réutilisables couvre le risque de lancement des fusées dont le premier étage, voire la coiffe, est récupéré et revole sur des missions suivantes au lieu d'être détruit à chaque vol. Ce modèle change l'historique statistique sur lequel repose le tarif. Un même étage accumule des cycles de vol, et sa fiabilité peut en théorie baisser avec l'usure, ou au contraire s'améliorer à mesure que les procédures de remise en état mûrissent. Seul un historique de vols assez long tranche entre les deux. Au démarrage d'un programme de réutilisation, les assureurs manquent de données sur cette pratique et appliquent souvent une prime de prudence, même pour des lanceurs dont la version non réutilisable avait déjà fait ses preuves. À mesure que les vols réussis sur étages recyclés s'accumulent, la prime de risque liée à la réutilisation tend à baisser et à rejoindre celle d'un lancement classique, voire à passer en dessous si le taux de succès démontré dépasse celui de la flotte non réutilisable. Le tarif suit ici une courbe d'apprentissage explicite, et non un taux de sinistralité stable dans le temps.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Assurance des lanceurs réutilisables : illustration de la fiche Risques spatiaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Le premier étage du Falcon 9 de SpaceX a dépassé plusieurs dizaines de vols réussis sur un même exemplaire au cours des années 2020, un historique qui a contribué à faire de ce lanceur l'un des moins chers à assurer du marché commercial.

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Termes associés
Également connu sous

reusable launcher insurance, fiabilité lanceur réutilisable, booster reuse risk

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