Assurance mortalité du bétail
Couverture de la mort ou de l'abattage forcé d'animaux d'élevage à la suite d'un accident ou d'une maladie ; elle exclut en général les grandes épizooties, dont l'indemnisation relève de l'État et de fonds sanitaires.
Un élevage concentre une valeur importante sur des animaux vivants : troupeau laitier, reproducteurs de valeur, volailles, porcs. L'assurance mortalité du bétail indemnise la perte de ces animaux lorsqu'ils meurent ou doivent être abattus à la suite d'un accident, d'une intoxication, d'un incendie, de la foudre, d'une asphyxie par panne de ventilation dans un élevage hors sol, ou d'une maladie individuelle. Elle se tarife selon l'espèce, la valeur déclarée et les conditions d'élevage, et exige des mesures de prévention, installations électriques contrôlées, alarmes, groupes électrogènes. La limite du marché tient aux grandes épizooties, influenza aviaire, fièvre aphteuse, peste porcine africaine, dermatose nodulaire : une même maladie peut toucher des milliers d'élevages d'une région, avec des abattages ordonnés par l'administration. Ce risque, fortement corrélé, n'est pas assurable par le marché seul. Il est pris en charge principalement par l'État, qui indemnise les animaux abattus sur ordre, et par des fonds de mutualisation sanitaire alimentés par les éleveurs. L'assurance privée intervient en complément, surtout pour les pertes d'exploitation liées aux restrictions, lorsque les contrats le prévoient. Le produit illustre une frontière récurrente : ce qui est individuel s'assure, ce qui est systémique se mutualise publiquement.
Cas d'école : une panne électrique nocturne arrête la ventilation d'un bâtiment de 20 000 poulets ; l'alarme ne se déclenche pas et la moitié des animaux meurt. L'assurance mortalité indemnise la perte, mais relève que le groupe électrogène n'avait pas été testé depuis un an, ce qui réduit l'indemnité selon les conditions du contrat.
livestock insurance, assurance du cheptel, mortalité des animaux d'élevage
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