Assurance des chevaux de course et d'élevage (bloodstock)
Assurance de la mortalité et de certaines pertes de valeur des chevaux de course et reproducteurs, dont la valeur peut atteindre des millions ; spécialité ancienne du marché de Londres.
Un cheval de course de haut niveau ou un étalon reproducteur peut valoir plusieurs millions, et sa valeur tient à un seul être vivant, exposé aux accidents, aux maladies et aux complications chirurgicales. L'assurance bloodstock, spécialité du marché de Londres et des grands centres hippiques, couvre d'abord la mortalité : mort par accident, maladie ou euthanasie rendue nécessaire pour raisons humanitaires, certifiée par un vétérinaire. Elle peut s'étendre au vol, au transport, notamment aérien lors des déplacements internationaux, à l'infertilité d'un étalon ou d'une jument, qui ruine sa valeur de reproducteur, et à la perte d'usage pour un cheval de sport. La souscription s'appuie sur un examen vétérinaire, l'historique de l'animal et sa valeur, justifiée par un prix d'achat, des gains en course ou une valeur de saillie. La valeur assurée est un enjeu de fraude potentielle, d'où les limites et les contrôles. Le marché gère aussi un risque de fertilité très spécifique : les garanties de premier saillie, qui indemnisent si un jeune étalon se révèle incapable de reproduire. Le produit illustre une assurance de biens où l'objet assuré est vivant, ce qui mêle expertise vétérinaire, connaissance d'un marché de niche et risque moral.
Cas d'école : un étalon acheté 4 millions d'euros pour la reproduction se révèle subfertile lors de sa première saison. Sa garantie de fertilité indemnise la perte de valeur, fixée par l'écart entre son prix d'achat et sa valeur comme cheval de loisir, après confirmation par deux vétérinaires indépendants.
bloodstock, equine mortality insurance, assurance équine, assurance des pur-sang
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.