Assurance des cultures
Couverture d'une production végétale contre les aléas climatiques, marquée par une corrélation spatiale qui la rend difficilement assurable sans soutien public.
2012 : la sécheresse du Midwest coûte au programme fédéral américain d'assurance des récoltes environ dix-sept milliards de dollars d'indemnités, son record d'alors. L'assurance des cultures bute sur le défaut propre aux périls climatiques. Une sécheresse ou un gel frappe toute une région au même moment, et pas un exploitant isolé ; la mutualisation, qui suppose des risques indépendants, ne joue donc pas. L'antisélection est forte, car les exploitants les plus exposés sont les plus demandeurs. L'aléa moral est réel aussi : après un sinistre partiel, c'est l'assuré qui conduit la culture. Partout, le marché s'organise donc autour d'un soutien public, qu'il s'agisse de subventionner la prime, de réassurer les tranches extrêmes ou d'indemniser en dernier recours les périls non assurables. Deux formes coexistent, et elles ne règlent pas la même difficulté. La garantie de rendement indemnise l'écart avec le rendement historique de l'exploitation, ce qui demande une expertise exploitation par exploitation. La garantie indicielle paie sur une mesure extérieure, pluviométrie ou indice de végétation satellitaire. Elle supprime l'expertise et l'aléa moral, mais l'agriculteur porte alors le risque de base.
La sécheresse de 2012 dans le Midwest américain a coûté au programme fédéral d'assurance des récoltes environ dix-sept milliards de dollars d'indemnités, le montant le plus élevé de son histoire à l'époque.
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