Assurance prospection
Garantie publique qui avance ou rembourse à une entreprise une partie de ses dépenses de conquête d'un marché étranger, et qu'elle ne rembourse qu'en proportion du chiffre d'affaires réalisé ensuite dans ce pays.
L'assurance prospection est une procédure publique de soutien à l'exportation qui partage avec l'entreprise le risque commercial de la conquête d'un marché étranger. L'entreprise définit un budget de prospection sur une zone et une période : études de marché, déplacements, salons, recrutement, adaptation des produits, frais d'implantation. L'organisme public en prend en charge une partie, sous forme d'avance ou d'indemnité, puis l'entreprise rembourse en fonction du chiffre d'affaires qu'elle réalise ensuite sur la zone, selon un taux convenu. Si la prospection échoue, l'entreprise conserve les sommes perçues au-delà de ce qu'elle doit rembourser, et l'État supporte la perte. Le mécanisme est donc moins une assurance au sens strict qu'un financement à remboursement conditionnel, dont l'aléa est le succès commercial. Il vise d'abord les petites et moyennes entreprises, pour lesquelles le coût fixe d'une première implantation à l'étranger représente un risque disproportionné. Il illustre le rôle de l'État comme assureur des externalités positives de l'exportation, que le marché privé ne tarifie pas parce que l'échec d'une prospection n'a rien d'un aléa mutualisable.
Cas d'école : une entreprise de 40 salariés prévoit 300 000 euros de dépenses sur deux ans pour s'implanter au Canada. L'organisme public lui avance 150 000 euros. Si ses ventes canadiennes restent faibles, elle ne rembourse qu'un pourcentage de ce chiffre d'affaires, et l'État supporte le solde de l'avance ; si elles décollent, elle rembourse l'avance en totalité.
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