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Casse du centre diamantaire d'Anvers (2003)

Vol de la chambre forte de l'Antwerp Diamond Centre en février 2003 : 123 coffres sur 160 vidés, un butin annoncé au-delà de 100 millions de dollars que personne n'a jamais pu prouver.

Définition

Pendant le week-end du 15 et 16 février 2003, la chambre forte de l'Antwerp Diamond Centre, en sous-sol, est ouverte sans trace d'effraction visible depuis la rue : 123 des 160 coffres sont vidés. Le butin est annoncé au-delà de 100 millions de dollars en diamants, or, bijoux et titres. L'Italien Leonardo Notarbartolo, qui louait un bureau dans l'immeuble, est condamné à dix ans de prison ; les enquêteurs avaient remonté jusqu'à lui grâce à un sac de déchets jeté dans un bois près de l'autoroute, avec des documents et des restes de nourriture. Le chiffre de 100 millions n'a jamais été établi. Il repose sur les déclarations des déposants, et la presse a relayé le soupçon que certains avaient gonflé leur perte, d'autres l'avaient minorée, des pierres absentes des livres n'ayant pas de propriétaire pressé de se faire connaître. Notarbartolo a lui-même soutenu plus tard que le casse couvrait une fraude à l'assurance, thèse qu'aucun tribunal n'a retenue. Pour le gestionnaire de sinistres specie, Anvers est le cas d'école de la valeur déclarée. Un coffre loué ne dit rien de son contenu, et une couverture de stock en coffre suppose un inventaire arrêté avant le sinistre : certificats de pierres, numéros de lot, livres de stock rapprochés des mouvements. Là où l'inventaire manque, l'assureur indemnise une valeur prouvée, souvent très en dessous de la valeur réclamée, et la charge de la preuve reste à l'assuré. Le souscripteur, lui, retient autre chose : la chambre forte empilait les protections, et l'équipe les a contournées une à une après des mois de repérage. Une liste de protections vaut ce que vaut la discipline de ceux qui les tiennent. À ne pas confondre avec la fraude à l'assurance proprement dite, où le sinistre lui-même est simulé, ni avec la règle proportionnelle de capitaux, qui sanctionne une sous-déclaration de la valeur assurée et non l'absence de preuve du contenu.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Casse du centre diamantaire d'Anvers (2003) : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un négociant réclame 2 millions de dollars de pierres disparues de son coffre. Son assureur, qui couvre son stock en coffre, ne retrouve certificats et lots rapprochés des livres que pour 1,2 million. La franchise est de 25 000 dollars. L'indemnité est de 1 200 000 moins 25 000, soit 1 175 000 dollars ; les 800 000 dollars non prouvés restent à la charge du négociant, quelle que soit la sincérité de sa déclaration.

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Termes associés
Également connu sous

Antwerp Diamond Centre, vol du siècle d'Anvers, affaire Notarbartolo, casse de la chambre forte d'Anvers

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