Obligations catastrophe de la Jamaïque (2021 et 2024)
Couverture ouragan de la Jamaïque par des obligations catastrophe de la Banque mondiale, renouvelée en 2024 et payée en totalité après l'ouragan Melissa en 2025.
Une petite économie insulaire peut perdre en une nuit une part considérable de son produit intérieur, et elle n'a ni la base fiscale ni l'accès au crédit pour reconstruire vite. La Jamaïque a acheté en 2021 une couverture contre les tempêtes nommées sous forme d'obligation catastrophe émise par la Banque mondiale, puis l'a renouvelée en 2024. Le déclencheur est paramétrique : la pression centrale de la tempête et sa trajectoire, telles que publiées par le National Hurricane Center américain, doivent franchir des seuils fixés à l'avance dans des boîtes géographiques. Ce mécanisme supprime l'expertise des dommages, mais il expose l'État au risque de base, qu'il a vécu dans les deux sens. L'histoire de ces deux émissions est l'illustration la plus nette de ce qu'un paramètre paie et ne paie pas.
En juillet 2024, l'ouragan Beryl a frôlé la Jamaïque sans que sa pression centrale n'atteigne le seuil dans la boîte concernée : l'obligation n'a rien payé. Après l'ouragan Melissa de fin octobre 2025, l'agent de calcul AIR Worldwide a conclu que la pression et la trajectoire satisfaisaient les paramètres convenus, et la Banque mondiale a confirmé un remboursement intégral de 150 millions de dollars au gouvernement jamaïcain.
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