Couverture de choc
Traité de responsabilité qui répond lorsqu'un même événement met en jeu plusieurs polices de la cédante.
Cas d'école : un effondrement de structure touche quatre assurés d'une même cédante, avec des charges de 1,1 à 2,8 millions d'euros, toutes sous la priorité de 3 millions ; la couverture de choc agrège les 7,7 millions et paie 4,7 millions. La couverture de choc protège une cédante contre l'accumulation en responsabilité. Elle répond quand un événement unique déclenche en même temps plusieurs polices distinctes du même portefeuille. Aucune couverture par risque ne voit cette situation, puisque chaque police, prise isolément, reste sous la priorité. Cas type : un accident où l'assureur couvre à la fois le transporteur, le fabricant du composant défaillant et le maître d'ouvrage, et paie trois fois pour un seul fait générateur. Le problème résolu est l'accumulation invisible. La concentration géographique se voit sur une carte ; l'accumulation de responsabilité se cache dans les relations contractuelles entre assurés, que rien dans les systèmes de la cédante ne relie. La couverture de choc exige en général qu'au moins deux polices soient touchées. Sa tarification reste difficile faute d'historique, ces événements étant rares. Elle est devenue une préoccupation centrale sur les risques cyber et sur les expositions aux substances de synthèse.
Un effondrement de structure en 2026 met en cause quatre assurés d'une même cédante : le maître d'ouvrage, le bureau de contrôle, l'entreprise de gros oeuvre et le fabricant d'un ancrage. Aucune des quatre polices, dont les charges vont de 1,1 à 2,8 millions d'euros, n'atteint la priorité de 3 millions. La couverture de choc, qui agrège les quatre, paie 4,7 millions au-delà de sa propre priorité de 3 millions sur le cumul de 7,7 millions.
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