Protection de compte global
Couverture qui répond sur l'ensemble des branches d'une cédante, toutes causes confondues, au-delà d'un seuil net.
2026, cas d'école : une protection de compte global de 80 millions en excès de 240 millions de charge nette, avec 10 % de participation, paie 45,9 millions sur un exercice qui cumule 291 millions nets, et la cédante garde 5,1 millions. La protection de compte global est une couverture de dernier ressort. Elle intervient sur la totalité du compte net d'une cédante, toutes branches et toutes causes réunies, après le jeu de tous les autres traités. Elle se déclenche quand le résultat net, ou la charge nette agrégée, dépasse un seuil, ce qui la distingue de tous les traités qui raisonnent branche par branche ou péril par péril. Le problème résolu est l'accumulation entre branches, que l'architecture habituelle des programmes ne voit pas. Chaque traité fait son travail sur son périmètre, et personne ne protège contre l'année où trois branches se dégradent en même temps sans qu'aucune ait dépassé sa propre priorité. C'est la couverture du scénario de corrélation, justement celui que les modèles de capital peinent à chiffrer. Elle est rare et coûteuse, parce que le réassureur s'expose à toutes les dérives de souscription d'une cédante à la fois. Elle s'accompagne presque toujours de participations importantes de la cédante et de plafonds serrés.
Une cédante achète en 2026 une protection de compte global de 80 millions d'euros en excès de 240 millions de charge nette agrégée, avec une participation de 10 pour cent à sa charge. L'exercice cumule une saison de grêle défavorable, une dérive de la responsabilité civile professionnelle et deux sinistres cyber majeurs, pour 291 millions nets. La couverture paie 45,9 millions, et la cédante conserve 5,1 millions au titre de sa participation.
Whole account protection, Whole account cover, Couverture tous risques du compte, Protection globale
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