Coassurance rançongiciel
Mécanisme par lequel l'assuré conserve un pourcentage de tout sinistre causé par un rançongiciel, introduit massivement en 2021 pour maintenir son intérêt à prévenir et à ne pas payer.
La coassurance rançongiciel impose à l'assuré de supporter une fraction, typiquement comprise entre dix et cinquante pour cent, de tout sinistre dont la cause est une attaque par rançongiciel, au-delà de la franchise. Elle s'applique à l'ensemble des postes touchés par l'attaque, restauration, perte d'exploitation, extorsion, et non à la seule rançon. Le mot désigne ici une participation de l'assuré, et non le partage d'un risque entre plusieurs assureurs qu'il recouvre dans son sens classique. Le mécanisme a été généralisé en 2021, lorsque la fréquence et la sévérité des rançongiciels ont rendu la branche déficitaire. Il vise trois effets. Réduire l'exposition de l'assureur sur le péril le plus volatil sans l'exclure. Maintenir un intérêt économique de l'assuré à la prévention, puisqu'il paiera une partie de la facture. Et limiter l'incitation au paiement de la rançon, en évitant que l'assuré ne décide avec l'argent d'un autre. La coassurance est souvent modulée selon les contrôles en place, supprimée ou réduite pour un assuré qui démontre des sauvegardes isolées et une authentification multifacteur généralisée, ce qui en fait un outil de tarification autant que de limitation.
Cas d'école : une police cyber prévoit une franchise de 50 000 euros et une coassurance rançongiciel de 30 pour cent. Un sinistre de 1,05 million d'euros causé par un rançongiciel donne lieu à une indemnité de 700 000 euros : 1 000 000 d'euros après franchise, dont l'assureur prend 70 pour cent.
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