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Contrat pour différence (CfD) des énergies renouvelables

Contrat public qui garantit au producteur un prix d'exercice : l'État paie l'écart quand le marché est bas, le producteur le rend quand il est haut. Né au Royaume-Uni en 2015, généralisé par la réforme européenne de 2024.

Définition

26 février 2015 : Londres publie les résultats de la première attribution de contrats pour différence. Vingt-sept projets, dont deux parcs en mer, Neart na Gaoithe à 114,39 £/MWh et la première phase d'East Anglia One à 119,89 £/MWh, en prix de 2012. Le producteur vend son électricité sur le marché. Une contrepartie publique, la Low Carbon Contracts Company, lui verse l'écart quand le prix de référence passe sous le prix d'exercice (strike price), et il le rembourse quand le prix passe au-dessus. Sur quinze ans, indexé sur l'inflation, chaque MWh produit vaut le prix d'exercice. Le règlement (UE) 2024/1747, qui réforme l'organisation du marché de l'électricité, a fait du CfD bilatéral la forme obligée du soutien public direct aux installations nouvelles d'éolien, de solaire, de géothermie, d'hydraulique au fil de l'eau et de nucléaire, après une transition de trois ans, avec des régimes équivalents admis. Les recettes excédentaires reviennent aux consommateurs finals. Pour la perte d'exploitation, le contrat simplifie le calcul. Le MWh perdu se valorise au prix d'exercice, pas au prix de marché du jour, et l'expert n'a plus à reconstituer une courbe de prix contre-factuelle : la somme assurée se tient à quelques pour cent près d'une année sur l'autre. Deux réserves. Les contrats récents ne versent rien pendant les heures à prix négatif, et ces heures-là ne valent rien en perte d'exploitation non plus. Le retard, surtout : le contrat fixe une fenêtre cible de mise en service, la durée de quinze ans se raccourcit quand on la dépasse et une date butoir ouvre la résiliation. Un sinistre de construction peut donc coûter des années de prix garanti en fin de contrat, une perte que la police de perte d'exploitation anticipée ne voit pas toujours, selon sa période d'indemnisation.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Contrat pour différence (CfD) des énergies renouvelables : illustration de la fiche Finance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école chiffré. Un parc de 400 MW sous CfD à 80 £/MWh perd son câble d'export pendant 60 jours, avec un facteur de charge de 45 % : 400 x 24 x 0,45 = 4 320 MWh par jour. La police de perte d'exploitation porte une franchise de 30 jours. Indemnité : 30 x 4 320 = 129 600 MWh x 80 £ = 10 368 000 £, que le marché ait coté 50 £ ou 150 £ pendant l'arrêt. Le même parc sans CfD, à un prix moyen de 60 £, aurait réclamé 7 776 000 £, et l'expert aurait discuté heure par heure.

À lire ensuite
Sources
Termes associés
Également connu sous

CfD, contrat pour différence, contrat pour différence bilatéral, two-way CfD, complément de rémunération symétrique, prix d'exercice

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