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Assurance de la production d'électricité

Couverture des centrales en exploitation (dommages, bris de machine, perte d'exploitation). Le marché souscrit d'abord la machine : modèle de turbine, heures de fonctionnement, pièces de rechange et délai de réparation.

Définition

Colorado Bend, Texas, septembre 2018 : une turbine à gaz de la classe HA de GE, la plus récente et la plus efficace de sa gamme, est arrêtée après la rupture d'une aube, que GE attribue à une oxydation. L'exploitant met par précaution d'autres unités à l'arrêt, et GE reconnaît que le problème touche une partie de sa flotte. Pour les souscripteurs de la production d'électricité, l'épisode résume la branche : le sinistre qui coûte vient de la machine, et la machine la plus neuve est la moins connue. La police type d'une centrale réunit les dommages tous risques sauf, le bris de machine et la perte d'exploitation qui suit l'un ou l'autre. Les centrales thermiques (cycles combinés, turbines à cycle ouvert, charbon en voie de sortie) en font le gros du marché ; l'hydraulique ajoute le génie civil et la crue ; le nucléaire passe par des pools dédiés (voir risque nucléaire) et le renouvelable par ses propres formulaires. Ce que le marché regarde tient en peu de questions. Le modèle de turbine d'abord : un modèle sans historique est traité comme prototype tant que l'unité de tête n'a pas accumulé ses heures (on cite souvent 8 000 heures sans défaillance), ce qui se paie en franchises plus hautes et en exclusion des défauts de série. Le programme de maintenance et le contrat de service long terme avec le constructeur ensuite. Puis les pièces : un rotor ou un transformateur de puissance se commande en plusieurs mois, parfois plus d'un an, et c'est ce délai, plus que la casse, qui fait la perte d'exploitation. Un exploitant qui détient un rotor de rechange partagé entre plusieurs sites change le profil du risque. La nuance vient de la marche cyclique. Les centrales à gaz démarrent et s'arrêtent désormais plusieurs fois par semaine pour suivre le solaire et l'éolien, et la fatigue thermique qui en résulte n'est pas celle sur laquelle les heures de validation avaient été comptées.

Ses 8 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Assurance de la production d'électricité : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école chiffré. Un cycle combiné de 800 MW est assuré pour 600 M€, franchise bris de machine de 2 M€, délai de carence de 60 jours en perte d'exploitation, marge brute de 0,2 M€ par jour. Une aube casse : 15 M€ de réparation, 150 jours d'arrêt. Dommages : 15 - 2 = 13 M€. Perte d'exploitation : (150 - 60) x 0,2 = 18 M€. Total 31 M€. Si le rotor de rechange manque et qu'il faut 300 jours pour en obtenir un, la perte d'exploitation monte à (300 - 60) x 0,2 = 48 M€, pour la même casse.

À lire ensuite
Sources
Termes associés
Également connu sous

assurance des centrales électriques, power generation, assurance centrale thermique, assurance cycle combiné, dommages et bris de machine des centrales

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