Devoir de vigilance (loi française de 2017)
Obligation faite aux grandes entreprises françaises d'établir et de mettre en oeuvre un plan couvrant leurs filiales et leurs fournisseurs, sanctionnée par la responsabilité civile.
Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017, codifiée à l'article L. 225-102-4 du code de commerce. Toute société qui emploie, filiales comprises, au moins cinq mille salariés en France ou dix mille dans le monde établit et met en œuvre un plan de vigilance. Le plan identifie les risques d'atteintes graves aux droits humains, à la santé, à la sécurité et à l'environnement. Il couvre ceux qui naissent des activités de la société, de celles de ses filiales et de celles des sous-traitants et fournisseurs avec qui elle entretient une relation commerciale établie. Deux choix de rédaction font sa portée. Le texte traverse la personnalité morale et atteint des sociétés distinctes de la débitrice, ce que le principe d'autonomie des personnes morales tenait jusque-là à distance. Et le manquement relève de la responsabilité civile de droit commun : la victime plaide le défaut de vigilance comme faute (le Conseil constitutionnel avait censuré l'amende civile de la loi votée). Les assureurs de responsabilité des grands groupes y voient un fondement d'action nouveau. Adoptée sept ans avant la directive européenne, qui s'en est inspirée, la loi a produit la jurisprudence la plus avancée sur les questions communes aux deux régimes, comme la précision exigée d'un plan ou la qualité pour agir des associations.
La loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre impose un plan de vigilance aux sociétés employant, filiales comprises, au moins cinq mille salariés en France ou dix mille dans le monde. En cas de manquement, elle ouvre une action en responsabilité.
loi sur le devoir de vigilance, plan de vigilance, duty of vigilance, loi de 2017
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.