Dommage corporel
Atteinte à l'intégrité physique d'une personne, irréversible et lourdement indemnisée, qui distingue le sinistre grave du simple dommage matériel.
En juillet 2019, pendant le rançongiciel qui paralysait le Springhill Medical Center, en Alabama, une petite fille est née avec de graves lésions cérébrales. L'action de sa mère, étendue après le décès de l'enfant en avril 2020, impute ce dommage corporel à l'attaque. Le dommage corporel désigne l'atteinte à l'intégrité physique d'une personne, blessure, aggravation d'un état ou décès, par opposition au dommage matériel qui frappe les biens. Pour l'assureur, il a deux singularités : il est irréversible, et il suit des règles d'indemnisation entièrement différentes, fondées sur le préjudice humain, avec des montants à la fois plus lourds et plus incertains. Le registre fait irruption en cyberassurance hospitalière, un domaine qui se croyait purement immatériel : un rançongiciel paralyse les soins, provoque une surmortalité et ouvre la voie à des actions pour faute médicale. La queue de distribution du risque se loge alors dans ce dommage corporel plutôt que dans la rançon, et les modèles conçus pour la violation de données ne savent pas le tarifer.
Cas d'école : une cyberattaque qui retarde une intervention vitale et entraîne le décès d'un patient transforme un sinistre informatique en dommage corporel, dont l'indemnisation dépasse de loin le coût de la rançon.
atteinte à la personne, préjudice corporel
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.