Échecs de Vega (2019 et 2020)
Deux échecs du petit lanceur européen en seize mois, l'un de conception et l'autre d'intégration, qui illustrent la différence entre fiabilité d'un modèle et qualité d'une campagne.
Le souscripteur d'un lancement tarife d'abord la fiabilité du modèle, mesurée par son historique de vols. Or un échec peut venir de deux sources très différentes : un défaut de conception, qui menace tous les exemplaires jusqu'à correction, ou une erreur d'intégration propre à un seul vol, qui révèle plutôt un problème de contrôle qualité. Après chaque échec, le retour en vol suit une commission d'enquête, et la prime des vols suivants porte la trace de la cause retenue. Deux échecs rapprochés de causes différentes pèsent plus qu'un seul, parce qu'ils suggèrent que la fiabilité affichée surestimait la réalité du processus industriel.
Le 11 juillet 2019, le vol VV15 a perdu le satellite émirien Falcon Eye 1 après une rupture structurelle du deuxième étage ; le 17 novembre 2020, le vol VV17 a perdu les satellites SEOSat-Ingenio et Taranis parce que des câbles de commande de l'étage supérieur avaient été inversés lors de l'intégration.
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